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Les routes belges sont 56e au classement du Forum Economique Mondial, la France 18e

L'invité

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Notre pays est 56e dans le dernier classement du forum économique mondial qui reprend l’état des routes de 141 pays. C’est ce qu’évoquait Sud Info dans ses colonnes. A titre de comparaison, on retrouve en 57e place la Thaïlande. Les Pays-Bas occupent fièrement la 2e place et la France la 18e. Lorenzo Stefani, le porte-parole de Touring, était hier dans Déclic pour parler de ce classement plutôt éloquent sur l’état des routes belges.

Les chiffres utilisés pour ce classement datent de 2019, avant le Covid. Que peut-on dire de l’évolution de la situation ? "Des investissements sont faits pour des autoroutes à vélos, des infrastructures de transports en commun, tout ça est très important, mais le budget qui y est consacré est largement insuffisant. Au fond, l’important n’est pas de savoir si on est 56e, l’important est d’observer le nombre de personnes qui ont des problèmes sur la route. On leur demande de laisser leur voiture et de se déplacer à vélo, en trottinette ou en transports en commun mais beaucoup d’infrastructures ne sont pas encore adaptées". Le porte-parole de Touring ajoute

C’est quand même étonnant qu’on ne parvienne plus à faire des routes qui tiennent cinq ans quand on voit que certaines routes romaines ont duré des milliers d’années.

European Quarter, traffic in Rue (street) de la Loi
European Quarter, traffic in Rue (street) de la Loi © Tous droits réservés

Qui gère l’état des routes en Belgique ?

"La lasagne institutionnelle fait que certains gèrent les budgets et d’autres les infrastructures. Il y a des communes qui utilisent pour certains axes les budgets régionaux, qui sont parfois utilisés pour d’autres priorités ou des infrastructures différentes". Le coût du Covid et celui des inondations pèsent aussi dans la balance mais "A partir du moment où un automobiliste est taxé et rapporte à l’état de l’argent – en 2019, c’était 21 milliards – et qu’on sait qu’au final il n’y a que 36% qui sont réinjectés dans la mobilité, il y a un problème" assène Lorenzo Stefani.

100% de ces taxes investies dans la mobilité, c’est faisable ?

"Oui, il faut se donner les moyens des objectifs qu’on a fixés. L’objectif c’est le multimodal : changer son mode déplacement, pouvoir utiliser de nouvelles infrastructures, l’arrivée des voitures semi-automatiques. On ne parle pas de remplir des nids-de-poule, on parle d’infrastructures modernes."

Faire payer plus aux utilisateurs, une solution viable ?

 

En France, on remarque que la privatisation du réseau autoroutier donne certains résultats, la Belgique devrait-elle s’inspirer de ce genre de système ? "Au niveau politique, je ne sais pas si ça serait envisageable en Belgique. Ce qu’il faudrait faire c’est établir une task force chargée de mettre en place des infrastructures au niveau national avec un budget donné. Ces compétences devraient au moins être interrégionales, si pas nationales" conclut le porte-parole de Touring.

Belga / Bruno Fahy

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