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Les soldes débutent ce 1er juillet : un enjeu pour les commerçants et de nouvelles garanties pour les clients

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01 juil. 2022 à 06:30 - mise à jour 01 juil. 2022 à 07:31Temps de lecture3 min
Par Maud Wilquin

C'est ce vendredi 1er juillet que débutent les soldes. -30%, -40%, les premières démarques sont intéressantes et pour cause, les commerçants tentent le tout pour le tout pour remonter leur chiffre d'affaires très impacté par la crise sanitaire.

Cette année, c'est la première fois depuis deux ans que les clients pourront faire leur shopping sans restriction. Du moins, sans restriction sanitaire. Certains commerçants craignent en effet que le pouvoir d'achat des consommateurs, fortement diminué par l'inflation, ne les empêchent de dépenser autant qu'ils l'auraient souhaité.

"Le coût de l'énergie et le coût des carburants font que la crainte est peut-être que le consommateur se tourne ou en tout cas épargne pour des mois peut-être plus compliqués", indique Christophe Wambersie, secrétaire général du SNI, le Syndicat neutre des Indépendants.

"Nous espérons que le consommateur réagisse plutôt positivement en se disant que les soldes, c'est justement le moment de faire des bonnes affaires et d'acheter, et donc de combattre l'inflation et maintenir son pouvoir d'achat. Donc, nous disons aux consommateurs : allez-y, soutenez les commerçants et participez aux soldes".

Du changement ce 1er juillet

Deux modifications entrent en vigueur ce premier juillet chez les commerçants. La première, c'est une modification de la réglementation européenne selon laquelle il faut, quand on pratique une réduction, indiquer le prix de départ. On ne peut pas gonfler anormalement le prix et mettre -30 ou -40%.

Ce prix doit être le plus bas depuis les 30 jours précédents. "C'est une mesure logique et légitime", réagit Christophe Wambersie. "Et je veux directement rassurer les consommateurs que l'ensemble des commerçants pratiquaient tout à fait honnêtement les soldes. Mais néanmoins, effectivement, il y a toujours des personnes qui essaient peut-être de profiter d'un système ou d'un modèle."

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Autre modification : l'obligation de proposer au moins un mode de paiement électronique dans les commerces, professions libérales, l'Horeca et certaines administrations en contact avec le citoyen. "On peut continuer à payer en cash", rappelle le Secrétaire général du SNI. "Mais effectivement, si le consommateur demande de payer de manière électronique, que ce soit une application, que ce soit un logiciel ou encore un terminal bancaire, il y a maintenant l'obligation de pouvoir proposer une solution."

Une solution qui peut coûter cher aux commerçants : "Nous n'étions pas favorables à cette mesure. Avoir un terminal bancaire oscille entre 100 et 900 euros par an en termes d'achat, 100 ou 200 euros en termes de location, plus les commissions sur les transactions", réagit Christophe Wambersie.

Transparence

"On veut de la transparence. Aujourd'hui, il est très compliqué de pouvoir comparer les offres qui sont sur le marché, surtout qu'elles sont évolutives avec maintenant les logiciels et les applications. Il y a deux grands gagnants aujourd'hui dans cette opération. Ce sont les banques, tout simplement parce que gérer moins de cash, c'est moins de coûts, donc ce sont des économies, et ce sont bien évidemment les opérateurs vendeurs de solutions électroniques qui se retrouvent dans un marché contraint, puisqu'on est maintenant obligés de faire appel à eux. Donc, nous interpellons le ministre de l'Économie, le ministre Dermagne. Nous voulons une baisse des coûts, soit de la location, soit de l'achat, mais surtout de la transaction, puisque vous devez savoir qu'à chaque transaction, il y a une commission qui peut aller de 1 à un peu plus de 2% sur chaque achat. C'est donc la raison pour laquelle un certain nombre de commerçants freinaient tout simplement parce qu'ils n'en voyaient pas l'utilité financière."

Installer un terminal, oui, mais pas à n'importe quelle condition. Une régulation du marché s'impose. 

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