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Les thermes et centres de spa profitent des vacances pour faire le plein... à moindre risque ?

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04 janv. 2022 à 13:12Temps de lecture1 min
Par Guillaume Woelfle, Céline Biourge

Les centres de bien-être, saunas et hammams font traditionnellement recette lors des périodes de fêtes. Si certaines s’offrent ce genre de journées comme cadeaux de Noël, d’autres profitent des derniers jours de congé pour y passer une journée. "C’est vrai qu’on s’inquiétait un peu par rapport aux autres années de voir si les gens allaient venir de la même façon et on constate que le public est de retour et même un peu plus que d’habitude", indique Alyson De Saedeleer, gérante d’un spa à Mons.

Le public habituel est donc présent, mais un public plus jeune profite aussi des congés scolaires pour se faire plaisir. Ces centres sont complètement ouverts à l’inverse de certains lieux intérieurs de piscines et de parcs aquatiques ou animaliers. "Beaucoup de gens appellent pour savoir si c’est fermé ou ouvert et sont positivement surpris de savoir que c’est ouvert", explique Alyson De Saedeleer.

Et effectivement, les centres de bien-être n’ont pas été fermés par les différents Codecos de novembre ou décembre. Ils doivent simplement respecter une jauge de 10 m² par personne. L’Union nationale de l’esthétique et du bien-être se base d’ailleurs sur une étude du Lancent de 2020 pour affirmer que ces lieux seraient peu dangereux. "Les études démontrent que le virus ne survit pas plus que quelques minutes dans une atmosphère chaude comme un sauna où il fait 70 degrés, donc c’est plus sûr qu’un restaurant ou un magasin", affirme ainsi Vincent Fontaine, le porte-parole de cette association professionnelle.

"Il n’y a pas plus de raisons de craindre ces endroits-là que d’autres activités sociales, à partir du moment où on applique des précautions suffisantes, confirme Stéphane De Wit, chef de service des maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre. Ce n’est pas plus dangereux et peut-être même que le sauna est moins dangereux qu’un restaurant, par exemple. Il n’y a donc pas de raison de s’en priver, surtout si cela vous fait du bien sur un plan physique ou psychologique. Dans ce cas-ci, la balance risque/bénéfice est peut-être tout aussi favorable qu’un tas d’autres activités sociales pour lesquelles on ne se pose pas autant de questions."


 

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