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Les transporteurs espagnols obtiennent des aides pour limiter la facture énergétique

Manifestation de transporteurs à Pampelune le 15 mars 2022 au plus fort du mouvement de grève des transporteurs

© Ander Gillenea – AFP

25 mars 2022 à 13:46Temps de lecture1 min
Par Pascal Bustamante

Le mouvement de grève a démarré le 14 mars dernier pour protester contre la hausse du prix des carburants. Il a concerné les transporteurs routiers mais aussi les taxis, les agriculteurs et les pêcheurs. La facture de carburant de ces différentes professions, suit à la hausse générale du prix de l’énergie et l’invasion de l’Ukraine par la Russie a atteint des niveaux inédits.

Rassemblés autour de la table de négociation, le gouvernement espagnol et les associations représentatives des grévistes sont arrivés à un accord. Il comprend une ristourne de 20 centimes d’euro par litre de carburant et sera d’application jusqu’au 30 juin prochain. La mesure pourrait être prolongée si les circonstances l’imposent.

Une facture de plus d’un milliard d’euros

Le paquet d’aides est chiffré par le gouvernement à 1,05 milliards d’euros. L’aide s’adresse aux transporteurs routiers mais aussi aux transports de personnes, taxis, ambulances, autobus et autocars. Elle est essentiellement composée de ristournes sur le carburant. 75% de ces aides sont à la charge du contribuable (15 centimes d’euro par litre), le reste à la charge des compagnies pétrolières (5 centimes).

Le journal El País calcule que cela représenterait une économie de quelques 700 euros par mois pour un camion. De plus, des aides directes seraient consenties. Une enveloppe de 450 millions d’euros pour les sociétés de transport de biens et de personnes en fonction du type de véhicule. 1250 euros pour un camion, 950 euros pour un autobus, 500 euros pour une camionnette, 300 euros pour une automobile. L’aide serait plafonnée à quelques 400.000 euros par entreprise.

La grève se poursuit

L’accord a été négocié avec la CNTC, le comité national de transport routier mais la plateforme nationale de défense du transport qui avait appelé à la grève n’a pas encore donné son accord. Le mouvement de grève se poursuit donc avec une manifestation prévue ce vendredi à Madrid.

Les grévistes n’avaient pas été invités aux discussions, le gouvernement ne reconnaissant pas son caractère représentatif de la profession. Ce vendredi, le gouvernement semble avoir cédé, la ministre des transports, Raquel Sánchez, a invité les représentants de la plateforme à une rencontre.

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