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Les visites restent trop limitées dans les hôpitaux selon les familles de certains patients

Les visites sont interdites quand le patient est hospitalisé moins de 7 jours.
02 juin 2021 à 16:33Temps de lecture2 min
Par Clara Weerts

La situation sanitaire s’améliore mais dans les hôpitaux, les règles de visites restent très strictes. Les consignes des autorités sont précises. Les visites sont interdites lorsque le patient reste moins de 7 jours. Certaines ailes font exception comme la maternité, la néonatalité, les soins intensifs et palliatifs.

Une situation complexe pour les patients et leur famille

Si la durée d’hospitalisation dure plus de 7 jours, les visites sont alors possibles mais limitées. Aux cliniques universitaires Saint-Luc, par exemple, la personne hospitalisée peut recevoir une personne de son entourage par semaine pendant une heure maximum. Une situation difficile à gérer pour les personnes hospitalisées et leur famille. La conjointe de Paul Spitaels est atteinte d’une leucémie. Elle a été hospitalisée pendant 23 jours. Son conjoint n’a pu lui rendre visite que trois fois alors que ses filles n’ont jamais pu la voir. C’est incompréhensible pour Paul Spitaels : "On n’arrête pas de parler de l’aspect psychologique des gens mais dans les hôpitaux, les familles sont mises sur le côté. Ma compagne est très mal aussi. Elle a déjà cette maladie et en plus elle ne peut pas nous voir".

Des difficultés aussi pour l’hôpital

"Il y a des règles générales de limitation des visites qui ont été fixées par les autorités" nous explique Jean Stoefs, directeur de l’administration aux cliniques universitaires. Une adaptation limitée des consignes est possible mais les mêmes règles sont en application dans tous les hôpitaux. Interdiction d’admettre des visites pour des patients hospitalisés moins d’une semaine. "Chaque semaine, ces mesures sont réévaluées par l’hygiène et l’administration. Mais aussi par les infectiologues, il s’agit avant tout de protéger nos patients", explique Jean Stoefs.

Un relâchement en vue ?

Dans la plupart des hôpitaux bruxellois, la question d’un assouplissement des mesures est sur la table. Les chiffres de l’épidémie s’améliorent et pourraient signifier un relâchement. Pour Helena Lizza, coordinatrice qualité et sécurité des soins aux cliniques universitaires, il ne faut pas aller trop vite. "Là, on est entre deux eaux. On a envie de relâcher. Mais comme on relâche un peu partout, on a peur que le virus rentre rapidement chez nous. C’est déjà arrivé lors des précédentes vagues." Helena Lizza rappelle le fait que certaines chambres soient partagées. Ces visites limitées permettent de rassurer les personnes en chambre partagée. L’objectif principal reste de protéger les personnes hospitalisées et leur famille.

Soulager psychologiquement les patients

Helena Lizza reconnaît que les visites peuvent être essentielles pour la guérison d’un patient. Les cliniques universitaires de Saint Luc proposent de nouveaux services pour permettre aux personnes hospitalisées de garder des contacts à l’extérieur. "Nous organisons des vidéos conférences avec des tablettes, le wifi est gratuit, … On a également mis en place une conciergerie. Les familles peuvent amener des colis, du linge, … C’est peu de chose mais ce sont les mesures que nous pouvons mettre en place pour tenter de compenser les difficultés qui nous sont imposées par la crise sanitaire", explique Jean Stoefs.

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