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L’Escaut contient plus de plastiques que la partie belge de la mer du Nord

L’Escaut à Tournai, une photo de 2017

© Belga – Nicolas Maeterlinck

L’Escaut contient plus de micro et macroplastiques que la mer du Nord, c’est la constatation qui ressort d’une étude de l’institut flamand pour la mer (Vlaams Instituut voor de Zee, ou Vliz). Les déchets sauvages, le changement climatique et la perte de la biodiversité ont été étudiés lors de l’expédition Simon Stevin. Cette opération a été réalisée dans des eaux salées, saumâtres ou douces. C’est la première fois que ces éléments sont cartographiés.

Une contamination importante par les matières plastiques

Les déchets sauvages, le changement climatique et la perte de biodiversité sont, selon l’institut, les trois grands défis de notre époque. Les eaux douces intérieures en souffrent tout autant que les océans et les mers. L’expédition Simon Stevin a constaté ces trois composantes dans la mer du Nord, mais aussi dans l’Escaut occidental et l’Escaut oriental durant cette semaine. Les concentrations en micro et macroplastiques durant l’expédition ont montré des différences entre les eaux salées, saumâtres et douces. Les nombres de micro et macroplastiques dans les parties douces de l’Escaut sont quatre à huit fois plus élevés dans les eaux de surface que dans la partie saumâtre et salée. Les différences sont plus faibles dans les fonds marins ou fluviaux. Les chiffres démontrent que des fleuves comme l’Escaut sont plus contaminées par les matières plastiques que la mer du Nord.

Concentration élevée de CO2

Lors de l’expédition, les chercheurs ont aussi effectué des relevés pour mesurer les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane dans l’eau. Les mesures de CO2 ont indiqué de grandes différences de concentration entre la mer du Nord et les parties douces ou saumâtres de l’estuaire de l’Escaut. Les valeurs dans l’eau douce sont plus de cinq fois plus élevées que dans la mer. Cela est dû au fait que l’eau douce est moins capable d’absorber les acides.

Selon le Vliz, ces mesures sont nécessaires notamment pour pouvoir estimer l’effet de la transformation des sols sur les émissions de gaz à effet de serre et de parvenir à des modèles et des prévisions plus fiables.

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