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Sciences insolites

L’humanité pourrait ne pas survivre à la fin du siècle, d’après le rédacteur en chef de Nature

L’humanité pourrait ne pas survivre à la fin du siècle, d’après le rédacteur en chef de Nature
31 mars 2022 à 08:152 min
Par Chloé Rosier

Henry Gee, paléontologue et rédacteur en chef de Nature, pense que notre société n'en a plus pour longtemps à vivre.

Dans un article publié dans Scientific American, Henry Gee explique son point de vue sur la situation à laquelle l’humanité fait face aujourd’hui. Selon lui, nous sommes dans une phase de déclin inévitable et, même si des mesures drastiques étaient prises, il serait probablement trop tard pour inverser la tendance dans laquelle nous sommes, comme l’explique le LA Times.

En effet, plusieurs sources de problèmes pourraient prouver cette fin inéluctable :

  • un manque de variation génétique,
  • une baisse des taux de natalité,
  • la pollution et le changement climatique,
  • le stress causé par la vie dans des villes surpeuplées.

"La menace la plus insidieuse pour l’humanité est ce qu’on appelle la 'dette d’extinction'".

La dette d’extinction serait ce moment où les dégâts sont tels que rien ne peut arrêter la dégradation complète d’un milieu, d’une société, d’une civilisation. Selon lui, l’humain s’étant étendu sur l’ensemble de la planète et dominant toutes les parcelles de vie que la Terre peut offrir, nous arrivons à un trop-plein, notre espèce est trop dominante que pour continuer à exister de manière stable.

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Et cela risquerait d’arriver plus tôt qu’on ne le pense, d’après Henry Gee, il serait possible que nous soyons "déjà morts sans le savoir" et que la fin du siècle montre les premiers signes de fin de civilisation.

"Les signes sont déjà là pour ceux qui veulent les voir", écrit Gee. "La vraie question est" À quelle vitesse ? ""

Les problèmes d’écologie et de pollution sont mis entre parenthèses chaque fois qu’un nouvel évènement mondial arrive (Coronavirus, Guerre en Ukraine, …) alors que leur importance est immense pour tenter de sauver notre monde. Un danger visible aujourd’hui sur l’horloge de l’apocalypse, toujours à 100 secondes avant minuit alors que sa dernière mise à jour a eu lieu avant la guerre en Ukraine qui devra avoir un impact important sur le nombre de secondes avant la fin du monde.

Mais attention, Henry Gee ne dit pas que le monde va exploser et qu’il n’y aura plus de vie sur la planète, ce serait "seulement" la fin de notre civilisation (ou pire, de notre espèce) mais, si l’on ne se retrouve pas éteint par une guerre nucléaire mondiale, la vie devrait continuer à pulluler sur la Terre et d’autres espèces prendront le relais.

Tout comme les dinosaures ont disparu, l’humain pourrait bien disparaître (et bientôt d’après certains).

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