Regions Liège

Licenciement pour faute grave du directeur de la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux

Alain Palmans, le directeur général de la CILE, vient d’être licencié par son conseil d’administration

© Tous droits réservés

12 oct. 2022 à 09:12 - mise à jour 13 oct. 2022 à 05:41Temps de lecture2 min
Par Martial Giot

Alain Palmans, le directeur général de la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux, est licencié pour faute grave. Ainsi en a décidé ce mardi soir à l’unanimité le conseil d’administration de la CILE.

Son président, Francis Bekaert, le bourgmestre de Seraing, a confirmé cette décision. Il n’a toutefois pas souhaité entrer dans les détails des raisons qui ont amené le conseil d’administration à la prendre.

Mais Alain Palmans était sur la sellette depuis quelque temps déjà. Il était en effet l’objet d’une enquête interne à la suite d’investigations menées par l’Office central de la répression de la corruption ainsi qu’à des questions sur des problèmes de gouvernance et d’éventuels conflits d’intérêts ou encore des soupçons de mensonge.

 

Selon La Meuse et Le Soir, la principale raison du licenciement concerne le nombre de raccordements en plomb qu’il reste à remplacer dans le réseau de la Cile. Les raccordements, c’est la partie entre la conduite principale et le compteur d’une habitation. Des raccordements en plomb, c’est nocif pour la santé, d’où leur remplacement obligatoire. Des remplacements dont le compte doit être envoyé à la Région wallonne.

Or dans les chiffres communiqués début 2022, on mentionne 2.638 raccordements restant à remplacer sur l’ensemble des 24 communes du territoire de la Cile. Là où le bât blesse, c’est que selon une enquête interne, ce chiffre se situe en réalité entre 25.000 et 30.000, et surtout, qu’Alain Palmans le savait depuis 2019 et l’a caché aux instances concernées.

Quant aux autres raisons, il y a les avantages salariaux d’Alain Palmans. Lorsque son salaire a été mis en conformité avec le décret gouvernance, l’homme a négocié 10 années d’anciennetés mais aussi la prise en charge par la Cile de la différence entre son salaire et les allocations de la mutuelle s’il devait être en incapacité de travail.

Et puis il y a des voyages sous le couvert de deux organisations dont la Cile est membre. Des voyages payés par la compagnie des eaux mais dont l’intérêt pour celle-ci reste à démontrer.

Ces éléments sont contestés par l’intéressé et son avocat. Ce dernier attend d’avoir pris connaissance de la décision du conseil d’administration avant de réagir. Une contre-attaque du directeur général licencié paraît fort probable.

Sur le même sujet :

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous