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Liège : début du procès d’assises concernant un double assassinat commis à Spa en 2020

La cour d'assises a entamé le procès ce lundi
20 juin 2022 à 12:16Temps de lecture2 min
Par Martial Giot, Marc Hildesheim, Marc Mélon avec Belga

La cour d’assises de Liège a entamé ce lundi matin le procès d’un Verviétois de 28 ans. Il est accusé d’avoir assassiné de plusieurs dizaines de coups sa compagne, une mère de famille de 40 ans, et sa fille de 12 ans. Cela s’est passé en août 2020 à Spa.

L’enquête s’était rapidement orientée vers le dernier compagnon de la mère de famille. Ils s’étaient rencontrés six mois auparavant mais ne vivaient pas ensemble. Leur relation était émaillée de nombreuses disputes. L’homme manifestait apparemment une jalousie maladive. Il connaissait des accès de colère et se montrait violent en paroles.

Il a d’abord nié son implication dans ce double crime. Il présentait pourtant des blessures suspectes à la main qu’il a tenté d’expliquer par une chute dans des escaliers. Or, elles ne correspondaient pas du tout aux blessures causées par un accident de ce genre. Par ailleurs, l’accusé a aussi été confondu par les analyses téléphoniques, les analyses ADN, celles de ses empreintes digitales et des traces de semelles de ses chaussures. Il est finalement passé aux aveux deux mois plus tard, évoquant une nouvelle dispute et la perspective d’une séparation.

Un véritable acharnement incompréhensible

Maître Sandra Berbuto, avocate de la partie civile, estime : "Pour moi, ce n’est pas un féminicide. En fait, c’est un homme qui tue quelqu’un pour ne pas être quitté. Et je vais dire, que ce soit un homme ou une femme, pour lui ça n’a pas d’importance. C’est mon sentiment. Il préfère tuer que d’être quitté et c’est ça, ici, le nœud du problème.".

Autre avocat de la partie civile, Maître Yves Wynants, explique : "C’est une violence inhabituelle, excessive, anormale et qui ne correspond pas aux déclarations de l’accusé qui a toujours tenu une version minimaliste en disant qu’il avait porté deux coups par ci, deux coups par là. Alors que, en réalité, il a porté 43 coups de couteau à Françoise Donckers et 59 à Mya, y compris dans la nuque, partout sur le corps. Donc c’est un véritable acharnement incompréhensible.".

Le procès devant la cour d’assises de Liège va durer 5 jours. Il a débuté ce lundi matin par la lecture de l’acte d’accusation.

Dans la foulée, les avocats de l’accusé ont précisé aux jurés qu’il sera important de comprendre la personnalité de leur client avant de le sanctionner pour les faits qu’il reconnaît avoir commis.

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