Le 6/8

Life4Fish, ce projet environnemental qui préserve les poissons migrateurs de la Meuse

01 juin 2022 à 14:00Temps de lecture2 min
Par François Saint-Amand

Life4Fish tente de protéger les anguilles et les saumons lors de leur migration dans la Meuse. Soutenu par la Commission européenne, ce projet se décline tant dans la recherche que dans l’action sur le terrain en faveur de la sauvegarde de ces espèces. On s’immerge dans le sujet avec Virginie Hess.

L’envie d’être heureux comme un poisson dans l’eau. Dans la Meuse vivent entre autres deux espèces emblématiques de poissons migrateurs : les smolts de saumon et les anguilles.

Vers le mois de juin, la plupart entament la dévalaison, à savoir un parcours parfois long de plusieurs milliers de kilomètres, pour retourner dans la mer pour se nourrir ou pour se reproduire.

Ce voyage n’est pas de tout repos et est semé d’embûches : barrages, écluses ou centrales hydroélectriques présentent des risques pour leur survie au moment de leur franchissement.

Pour contourner ces épreuves sans encombre, le Life4Fish a été mis sur pied par 5 partenaires :

  • Luminus, producteur d’énergie renouvelable qui contrôle plusieurs turbines électriques de la Meuse
  • L’UNamur
  • L’ULg
  • La société Profish, spécialisée dans la migration de poissons
  • L’EDF.

Ce consortium tente de combiner les objectifs de production d’énergies renouvelables et la protection de la faune sauvage et de la biodiversité. Il est aussi subventionné par la Commission européenne depuis 2017.

Jamie Mujimara / Getty Images

Trouver des solutions favorables autant à l’énergie qu’à l’environnement

Life4Fish entreprend 4 missions bien distinctes :

  • Modéliser la migration des poissons en analysant leur comportement et les pics migratoires
  • Adapter des équipements qui favoriseront leur passage. Par exemple : l’ouverture d’une porte de barrage pour éviter les turbines au moment de leur voyage. Des barrières électriques sont installées pour dissuader les poissons de s’engager vers la voix des turbines électriques
  • Vérifier l’installation de ces exutoires qui orientent les poissons à côté du barrage
  • L’installation de nouvelles turbines éco-durables qui représenteront une charge moins lourde pour les bancs de poissons.

En résumé, cet organisme s’attaque ainsi à un double défi qu’elle tente de fusionner selon Virginie Hess : la solution énergétique et la protection de la nature. En effet, en 2022 l’Europe ne peut plus produire de l’énergie tout en négligeant l’importance de la faune pour la préservation de l’environnement.

Life4Fish entend fédérer au niveau européen tous les acteurs des bassins hydrographiques car cet intérêt écologique ne se limite évidemment pas aux frontières de la Belgique. Protéger ces poissons, c’est aussi préserver l’équilibre alimentaire des êtres humains.

Retrouvez les moments nature de Virginie Hess, et bien d’autres chroniques dans Le 6-8 en semaine sur La Une.

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