On n'est pas des pigeons

L’OMS axe sa campagne anti-tabac sur l’environnement

L'OMS axe sa campagne anti-tabac sur l'environnement

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

A l’occasion de la journée mondiale sans tabac, l’OMS a sorti une nouvelle campagne de communication. Elle est axée sur l’environnement et sensibilise aux dégâts causés par le tabac. Peut-elle avoir un impact plus fort auprès des jeunes fumeurs ?  Nous sommes allés les interroger sur le terrain. 

Poing écrase des mégots de cigarettes.
Poing écrase des mégots de cigarettes. Getty Images

Pour produire des cigarettes, il faut environ 22 milliards de litres d’eau. La culture du tabac nécessite aussi que des millions d’arbres soient abattus. C’est ce que nous apprenons, entre autres, avec la nouvelle campagne mondiale lancée par l’OMS.

Pointer du doigt l’impact néfaste du tabac sur l’environnement

Outre son impact sur la santé publique, l’industrie du tabac est aussi extrêmement polluante.

"Le tabac : une menace pour l’environnement" est le thème central de la nouvelle campagne initiée par l’OMS. "On reprend le thème de la santé et on ajoute l’aspect environnemental, donc ça me semble bien fait du point de vue communicationnel. On oublie pas les humains parce que évidemment la critique, ça pourrait être : "et les humains dans tout ça..." Mais non, justement, c’est la santé des humains et puis l’environnement avec les humains ", analyse Andrea Catellani, professeur en communication à l’UCLouvain.

Avec son action, l’OMS révèle également que la culture de tabac est responsable d'une partie de la déforestation et contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre.

Un impact sur les jeunes ?

La génération Z place souvent l’environnement en tête de leurs préoccupations. Par conséquent, ces jeunes sont-ils plus réceptifs à cette nouvelle campagne de sensibilisation ?

Les jeunes fumeurs interviewés estiment que cette campagne est effectivement percutante. "Ça fait un peu culpabiliser que de se dire qu’on aide à détruire la planète", admet l’un d’entre deux.

En revanche, ils affirment qu'il restera difficile d’arrêter de fumer et que l’environnement ne sera pas leur motivation première pour stopper leur addiction. Pour l’environnement, je préfère faire d’autres choses. Arrêter de fumer, ça peut en faire partie aussi, mais ce n’est pas la motivation principale que j’aurais."

Dénoncer le greenwashing

L’autre fonction de cette campagne est d’exposer les opérations de greenwashing déployées par les industries du tabac afin de "verdir" leur réputation. "On peut parler de greenwashing, car c’est une industrie qui pourrait ne pas exister tout simplement. Et évidemment, il y aurait encore moins de pollution et d’effets négatifs…", remarque Andrea Catellani.

L’OMS déplore ces techniques "consistant à faire des dons à des initiatives durables et à rendre compte de normes environnementales que les producteurs de tabac fixent bien souvent eux-mêmes".

Selon l’organisation, environ 3,5 millions d’hectares de terres sont détruits chaque année pour la production de tabac. Ce sont, par conséquent, nos ressources et nos écosystèmes qui se consument peu à peu. 

En effet, lors de l’acquisition de nouveaux trains, la SNCB devra être attentive à ce que les passagers aient des prises pour leurs appareils et plus d’espace de stockage sous leurs sièges. Les trains équipés de climatisation seront plus nombreux. La réception GSM à bord des trains devrait être également améliorée. En outre, la SNCB devrait aussi augmenter le nombre de places pour les vélos d’au moins 50%.  


Retrouvez "On n’est pas des pigeons" du lundi au vendredi à 18h30 sur la Une et en replay sur Auvio.

Pour plus de contenus inédits, rendez-vous sur notre page Facebook et sur YouTube

Sur le même sujet

Dis, Papa, ça veut dire quoi "There is no planet B" écrit sur mon T-shirt ?

On n'est pas des pigeons

Réduire la dépendance des fumeurs: les Etats-Unis veulent radicalement réduire le taux de nicotine des cigarettes

Monde

Articles recommandés pour vous