Lounge samedi 18 septembre 21 : Gregory Porter

© Paul Harries

16 sept. 2021 à 14:23Temps de lecture2 min
Par Classic 21

Invité ce samedi 18 septembre : le chanteur américain Gregory Porter. Natif de Sacramento, en Californie, le 4 novembre 1971, Gregory Porter grandit à Bakersfield, avant de s’installer à Brooklyn (New York), d’où il démarre sa carrière d’artiste.

Fan de soul et de jazz depuis l’enfance (il écoute aussi bien Stevie Wonder que Nat "King" Cole), le chanteur débutant au timbre chaud et enveloppant est promis à une belle carrière après avoir laminé les clubs de la Grosse Pomme. Après avoir attendu patiemment son heure de gloire sur les scènes de comédies musicales, il s’est imposé en quelques années à la force d’un timbre exceptionnel hérité de la tradition gospel, tout comme de l’écoute passionnée du jazz. Remarqué par le trompettiste Wynton Marsalis, il est vite mis à contribution pour un premier album presque intégralement composé par ses soins.

Ce colosse quadra impressionne tant par sa taille de près de deux mètres, que par le timbre de sa voix. Évoquant tout autant les crooners mythiques que les grands interprètes de la soul (Marvin Gaye ou Donny Hathaway), sa voix est de celles qui ne s’oublient pas, remplissant l’espace, mais dialoguant tout aussi aisément avec les instruments qui l’accompagnent. D’autant que ce baryton tout en subtilité, doté d’un Grammy Award en 2014 avec son album ‘Liquid Spirit’, est aussi un compositeur habile assumant magistralement, comme le démontre son dernier opus ‘All Rise’, la jonction entre jazz et soul et se révélant sur scène un remarquable showman, aussi sensible que généreux. L’album réalisé par Troy Miller (Laura Mvula, Jamie Cullum, Emili Sandé) enrichi d’un chœur de 10 voix et d’une session de cuivres hors pair, a été confectionné aux Studios Capitol de Los Angeles et au Studio Saint-Germain à Paris, alors que les cordes de l’Orchestre Symphonique de Londres ont été captées aux studios Abbey Road.

La carrière de ce "gentleman" en costume trois-pièces avec le cœur sur la main débute en 2010 avec l’album ‘Water’, serti du hit "1960 What ?". Le chanteur à l’éternel couvre-chef, dont le style oscille entre le jazz et la soul, en impose avec son timbre chaud et ses propres compositions bien mises en relief. En 2012, le simple "Be Good" annonce un nouvel album homonyme. C’est avec le suivant intitulé ‘Liquid Spirit’ (2013), que Gregory Porter touche le grand public américain, hors des cénacles du jazz. Ce premier album pour le label Blue Note, dont sont extraits en simples les titres "Free" et "Hey Laura", trouve vingt millions d’adeptes à l’écoute en streaming, ce qui constitue un record pour un album de jazz. Trois ans plus tard paraît ‘Take Me to the Alley’ et ses nouveaux morceaux de bravoure "Holding On" et "Don’t Lose Your Steam". Son cinquième album, ‘Nat "King" Cole & Me’ (2017), sous la direction de l’arrangeur Vince Mendoza, le voit reprendre les classiques laissés par le grand crooner. Ce retour à ses sources musicales est suivi d’un second enregistrement en public après ‘Live in Berlin’ (2016), capté cette fois à Londres : ‘One Night Only : Live at the Royal Albert Hall’ (2018). Gregory Porter se consacre ensuite à la composition de son sixième album, ‘All Rise’ (2020). Celui-ci, reçoit un excellent accueil critique et public, notamment pour le titre "Revival Song", nouveau standard de son répertoire.

 

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