Lounge samedi 30 octobre : John McLaughlin

John McLaughlin

© 2014 Edu Hawkins – Getty Images

28 oct. 2021 à 14:42Temps de lecture2 min
Par Classic 21

Notre invité exceptionnel ce samedi sera une des icones du jazz rock, le guitariste John McLaughlin.

Un des guitaristes les plus virtuoses de la fusion a mis sa vitesse fulgurante au service d’une passion spirituelle qui a fait évoluer sa musique et l’a ouverte à de nouvelles influences. Qu’il se déchire sur une guitare électrique ou qu’il mijote tranquillement sur une guitare acoustique, l’intensité de McLaughlin et sa polyvalence ont toujours permis à son jeu de rester aussi impressionnant.

McLaughlin est né le 4 janvier 1942 dans le Yorkshire, en Angleterre, et a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 11 ans. Initialement attiré par le blues et le swing, il a travaillé avec des artistes britanniques comme Georgie Fame, Graham Bond, Brian Auger et Ginger Baker. McLaughlin forme son propre groupe en 1968 et enregistre l’excellent premier album ‘Extrapolation’au début de 1969. Plus tard dans l’année, il déménage à New York pour rejoindre le groupe de fusion révolutionnaire du batteur Tony Williams. Avec lui, il joue sur le classique ‘Emergency !’. Grâce à ce groupe, McLaughlin est invité à se joindre au groupe de Miles Davis et il devient un élément important du jazz rock comme sur les albums du trompettiste ‘In a Silent Way’, ‘Bitches Brew’et ‘A Tribute to Jack Johnson’.  

Si Vishnu a quatre bras, McLaughlin a dix doigts et la zen attitude, qui lui ont permis de devenir l’un des grands artisans de la légendaire histoire du jazz, à travers entre autres les mémorables concerts de Shakti et du Mahavishnu Orchestra. Une formation matrice qui, depuis sa création en 1973, ne cesse de le hanter et de resurgir dans sa musique, en en régénérant chaque fois et l’esprit et la forme. Une quête de tous les possibles, jamais superficielle, l’histoire d’un insatiable et insaisissable musicien, toujours à la recherche de nouvelles pistes à défricher. Ses meilleurs moments représentent certains des plus grands enregistrements du jazz rock, notamment ‘The Inner Mounting Flame’en 1971 et ‘Birds of Fire’en 1973 avec le Mahavishnu Orchestra. En 1976, il forme un quartet acoustique avec un trio de musiciens indiens. Ils ont publié trois albums qui sont considérés comme l’un des premiers groupes de fusion mondiale.

Après plusieurs expérimentations fusionnelles (du rock au jazz à la musique indienne, de Miles Davis à Ravi Shankar ou Trilok Gurtu, en passant par Jimmy Hendrix, Al Di Meola, Paco de Lucia et autres Santana), John McLaughlin reste l’allumeur de réverbères, l’éternel explorateur syncrétique, portant haut les valeurs d’ouverture, de métissage et de spiritualité au milieu du magma souvent bien informel des musiques nouvelles. " Une note veut exister, dit-il. Ecoutez la pleurer en glissando, crier à 400 décibels, soupirer, sursauter, résonner, jusqu’à ce qu’elle soit épuisée. "

Ces dernières années, McLaughlin a continué à livrer une multitude de projets divers, mais il s’est à nouveau concentré sur l’intégration de la fusion des deux extrémités du spectre rock et jazz, comme en témoignent ‘Floating Point’en 2008 et ‘Black Light’en 2015, un album post-psychédélique avec son groupe. Enregistré durant la pandémie, son dernier album ‘Liberation Time’en 2021 est à nouveau une belle fusion d’instruments électriques et acoustiques. A découvrir ce samedi dans l’espace lounge de Classic 21.

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