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L’ULiège participe à une enquête européenne de sensibilisation aux violences sexistes

L’ULiège participe à une enquête européenne de sensibilisation aux violences sexistes
21 févr. 2022 à 09:541 min
Par Julien Henrotte

Depuis le 17 février 2022, l’Université de Liège participe à l’enquête en ligne UniSAFE. Une enquête financée par l’Union européenne et qui vise à mieux quantifier la violence sexiste dans les universités. 46 universités réparties dans 15 pays y participent. C’est la plus importante de ce type en Europe dans le secteur de la recherche sur les violences sexistes.

"L’objectif dans un premier temps est de mesurer ces violences sexuelles et sexistes au sein des universités. Ensuite, nous allons partager les bonnes pratiques en matière de préventions et de formations", nous explique la Vice-rectrice en charge de l’Enseignement et du Bien-être, Anne-Sophie Nyssen.

Un questionnaire en ligne

C’est sous forme de questionnaire et sur base volontaire que se déroule l’enquête. Des questions sont posées que ce soit aux professeurs ou aux étudiants. Des questions qui posent la problématique du harcèlement, des violences physiques, psychologiques, sexistes et sexuelles. L’enquête cherche aussi à quantifier le nombre de témoins de ces actes.

L’université propose des ateliers visant à libérer la parole

Cette campagne européenne s’inscrit dans le prolongement de la campagne #RESPECT lancée en 2019 par l’ULiège. "Nous avons mis en place des ateliers de slam à destination des étudiants et des doctorants pour les aider à pouvoir révéler des choses. C’est le premier pas de pouvoir en parler déjà", explique la vice-rectrice. Des ateliers de slam qui se déroulent actuellement à l’ULiège avec le concours du collectif L-SLAM de Lisette Lombé et Catherine Barsics. L’objectif est d’offrir aux étudiants et aux doctorants un espace d’expression en lien avec la thématique du consentement. Les textes préparés lors de ces ateliers seront partagés le 9 mars 2022 lors de scènes ouvertes, accessibles à toute la communauté universitaire.

Anne-Sophie Nyssen le sait, cette enquête UniSAFE ne changera pas les mentalités, mais elle espère déclencher une prise de conscience. Les ateliers et l’enquête européenne se dérouleront jusqu’en mars et les premières données seront exploitables pour la recherche d’ici à l’automne prochain.

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