Economie

Lutte pour le climat : les grandes banques belges continueraient de financer les énergies fossiles

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© Getty

Les banques actives en Belgique ont amélioré, ces deux dernières années, leur politique d’investissement en apportant davantage d’attention à leur impact social et écologique, avance FairFin dans un rapport publié mercredi. Cependant, la transition est trop lente, surtout pour les grands établissements qui continuent d’investir dans la crise climatique. Aucune grande banque n’a ainsi exclu entièrement le charbon de ses investissements, déplore cette organisation qui analyse l’impact social et écologique du système financier.

FairFin analyse tous les deux ans la politique d’investissement des banques sous le prisme du changement climatique, des droits humains, de l’évasion fiscale ou encore de la corruption.

Toutes les banques affichent de légers progrès par rapport à la précédente analyse, selon FairFin, mais l’organisation reste déçue des grandes banques (ING, KBC, BNP Paribas, Belfius et Deutsche Bank). Celles-ci continuent d’opérer à la marge "alors que le moment est crucial pour prendre des décisions importantes", regrette Jozef Vandermeulen de FairFin.

L’organisation relève notamment qu’aucune "grande banque n’a exclu entièrement les entreprises charbonnières de sa politique d’investissement ni ne prévoit pas de le faire à l’avenir pour d’autres énergies fossiles". Selon FairFin, de l’argent reste investi dans des entreprises qui dégradent l’environnement, violent les droits humains ou ont recours au travail des enfants, parce que la politique des banques "est vague et incomplète, ou ne s’applique pas aux chaînes d’approvisionnement des entreprises".

Sujet JT du 1er février :

Banques plus éthiques

Les plus petites banques s’attaquent, elles, davantage au cœur du problème, estime FairFin. "La banque Vdk a révisé sa politique climatique et a exclu récemment tous les combustibles fossiles, comme NewB et Triodos. Argenta a exclu totalement le charbon et a exclu les combustibles fossiles de son portefeuille client."

Mais ce sont les grandes banques qui disposent de la plus grosse quantité d’argent et peuvent donc avoir un plus fort impact. FairFin plaide pour que le gouvernement intervienne pour réguler le secteur, pointant que l’État est en outre actionnaire partiel de BNP Paribas et principal de Belfius. "Ces banques se situent en bas du classement alors que notre gouvernement devrait veiller à ce qu’elles assument un rôle de pionnières en poursuivant une politique ambitieuse", conclut l’organisation.

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