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C'est du Belge

Ma rencontre avec Virginie Efira

La comédienne Virginie Efira et notre journaliste, Frédéric Deborsu
16 oct. 2021 à 08:52Temps de lecture3 min
Par Frédéric Deborsu

Virginie Efira… Je suis fan depuis la première heure. Quelle tornade, quelle élégance déjà, quelle énergie quand elle présentait Megamix, le hit-parade sur RTL, en 1997. Elle avait alors pile 20 ans. J’apprends par une attachée de presse qu’elle vient à Namur pour le festival du film francophone le 6 octobre.Virginie Efira, depuis qu’elle habite Paris avec son amoureux Niels Schneider, aussi comédien,  elle est plutôt inaccessible pour les médias belges. Alors son passage à Namur, même en coup de vent,  on ne peut pas rater ça. Virginie Efira, c’est la comédienne belge que les plus grands réalisateurs s’arrachent désormais. C’est aussi la femme que toutes les filles rêvent d’avoir comme amie et que tous les hommes rêvent de conquérir. Ca promet donc un carton, dans C’est du Belge. Mais Barbara Van Lombeek -c’est l’attachée de presse du film LUI- prévient immédiatement : elle arrivera tard dans la capitale Wallonne, vers 19h et elle repartira tout de suite après la projection du film. Vous voulez passer deux heures en exclusivité en sa compagnie ? Là, vous rêvez ! Et on pourrait disposer de combien de temps pour l’interviewer ? Douze minutes, pas plus. 12 minutes, le tarif presse tv. Chouette. Pour C’est du Belge, on fait des séquences de 6 minutes sur antenne. Transformer une interview tournée pendant 12 minutes en 6 minutes sur l’écran, cela parait compliqué. Mais Virginie, qui vient de triompher à Cannes dans Benedetta, vraiment, je ne veux pas manquer ça. D’autant plus que ce jour-là, à Namur, elle sera accompagnée dune autre superstar du cinéma français, Guillaume Canet, le réalisateur du film LUI. Alors oui, ça vaut le coup de…tenter le coup. Ok, on prend les 12 minutes d’interview.

LE jour J arrive. 6 octobre. Je débarque avec mon équipe télé au théâtre de Namur, où l’interview est prévue par les organisateurs devant un logo du festival du film de Namur. Eh, les amis, moi je veux un décor un peu joli, pas un logo ! Petite négociation et message reçu par l’attachée de presse. OK, on peut prévoir l’interview à l’hôtel des Tanneurs, dans le centre de Namur, là où Virginie dormira. Car finalement, elle restera à Namur pour la nuit.

Il est 18h30, Virginie arrive de Paris via Bruxelles-Midi et le Thalys. Une navette du festival l’a prise en charge dans notre capitale. Quelques selfies avec des fans qui font le pied de grue devant l’entrée de l’hôtel. Virginie est souriante, de bonne humeur et resplendissante. Bref, je craque déjà , mais de loin, on ne peut pas encore l’approcher, en tant que journaliste ! Une heure plus tard, elle apparait dans une jolie salle prêtée par l’hôtel pour réaliser l’interview. C’est du pain bénit pour les exploitants des Tanneurs dont la façade sera vue à la télé, grâce à Virginie. Elle est magnifique. Pas la façade, hein, Virginie. Elle rit, elle nous challenge : tu vas filmer en gros plan quand j’enlève mon chewing-gum ? Qui sait ? Elle est contente d’être à Namur. Notre caméraman lui dit que son col n’est pas parfaitement placé. Mais c’est volontaire, c’est la classe, ça ! Elle est en plein second degré. J’adore. Elle ne remet pas son col en place. Elle assume. Elle assume son statut de star aussi. Enfin… Vous répondez quoi aux observateurs du cinéma qui estiment que vous êtes une des plus belles femmes du monde ? Ils ont raison, vous avez vu (dit-elle en se montrant). Mais non, je plaisante. J’aimerais bien savoir qui vous a dit ça !

Elle s’amuse. Elle nous parle de Poelvoorde, de Damiens, de son père André Efira, oncologue dans un grand hôpital bruxellois. Elle revient d’ailleurs souvent chez nous pour le voir. En privé. Et quand vous allez au resto, ce n’est pas la ruée ? Non, c’est gérable. Quand j’accompagne Jean Dujardin ou Omar Sy en rue (elle a joué avec les deux au cinéma ndlr), là il y a 50 personnes en permanence qui nous suivent. Mais moi, si je suis seule, on me laisse tranquille. Les gens sont bienveillants. Et certainement à Bruxelles !

Les 12 minutes sont passées. Mais l’attachée de presse, qui avait promis d’interrompre l’entrevue au-delà de ce timing, n’arrive pas. Elle ne parvient pas à ouvrir la porte de la salle où l’on se trouve. La clenche de la porte est bloquée. Le pied pour moi ! Merci la clenche, merci ! Alors je continue l’interview. Evidemment. Et Virginie aussi. Quelle aubaine. La chance fait aussi partie de la vie de journaliste. Mais Virginie nous interpelle : oui, à un moment de ma vie, j‘étais mal dans ma peau. Je ne m’aimais pas. Mais là, je suis heureuse. Plus que lorsque j’étais animatrice télé.

On se demande comment une fille aussi parfaite peut être mal dans sa peau. Mais voilà, la vie est parfois moins rose qu’il n’y parait. Interview terminée, je lui demande un selfie. Pas de problème. Elle est contente des questions posées. Elle s’est bien amusée. Le lendemain, à 7h30 du matin, je réalise un direct pour le 6-8 de Sara De Paduwa devant l’hôtel. Pour faire le point sur la soirée. A l’écran, le selfie que j’ai réalisé la veille avec Virginie apparait. Elle était sympa Fred ? Oui, à fond. Mais pour le selfie, c’est elle qui a demandé pour poser à mes côtés, hein ! Je suis visiblement contaminé par Virginie Efira et son second degré…

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