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Le 6/8

Made in Belgium : au cœur de l’Ommegang

L’Ommegang, un folklore pour tous

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30 juin 2022 à 12:42Temps de lecture3 min
Par Philomène Parmentier

Dans Le 6-8, Fanny Rochez vous propose un arrêt à Bruxelles, afin d’en apprendre un peu plus sur le cortège folklorique bruxellois : l’Ommegang.

Les origines de l’Ommegang se situent au milieu du 14e siècle. À l’époque, c’était une procession en l’honneur de Notre-Dame du Sablon. Organisée à l’origine par le grand serment des arbalétriers, elle fut vite rejointe par les différents corps de la ville et deviendra un cortège mondain.

Le 11 décembre 2019, l’Ommegang est inscrit au patrimoine de l’Unesco. Cette édition 2022 est la première depuis l'inscription à l'UNESO. La cérémonie a lieu 2 jours car s’il pleut, il faut sécher les costumes.

Au programme, des activités pour découvrir comment les artisans travaillaient à l’époque de Charles Quint. Chirurgiens, barbiers, et maréchal-ferrant vous présentent leur activité. Vous pouvez croiser des chevaliers attendant les ordres de leur roi ou assister à des démonstrations d’arbalétriers, d’archers et d’escrimeurs et aussi à des joutes équestres.

Le cortège démarre avec le carrosse de Charles Quint qui part du Parc Royal. La suite du cortège démarre du Sablon pour ensuite rejoindre la Grand-Place, près de 1400 personnes défilent dans des tenues de la Renaissance. Puis, comme chaque année, le grand spectacle son et lumière se déroule sur la Grand-Place. Le héraut, officier d’armes, vous annonce les informations importantes et les publications solennelles. Comme chaque année, cette mission est confiée à une personnalité, Stéphane Bern, Jacques Weber Francis Huster, Eric-Emmanuel Schmitt, Patrick Poivre d’Arvor et Frédéric Diefenthal, se sont déjà illustrés dans ce rôle. Cette année, en héraut nous retrouvons François Berléand, Nicolas Vadot en dessinateur et Thomas De Bergijk en maître de cérémonie.

 Manifestation culturelle et apolitique, l’Ommegang rassemble les Bruxellois autour de leur histoire afin de faire rayonner Bruxelles et la Belgique à l’étranger.

Et qu’est-ce qu’on boit ?

La brasserie Haacht, brasseuse d’Ommegang

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Lors de l’Ommegang, nous buvons de l’Ommegang, une bière jaune paille de haute fermentation aux arômes raffinés d’agrumes, brassée par la brasserie familiale de Haacht.

La brasserie de Haacht est une entreprise brassicole familiale 100% belge et ceci depuis 4 générations. Charles Quint était un fervent amateur de bière et pour lui faire honneur, la Brasserie Haacht a créé 3 bières impériales brassées à Boortmeerbeek. En 2011, à l’occasion de l’Ommegang de Bruxelles la Brasserie Haacht crée une nouvelle bière du même nom. Une bière jaune paille de haute fermentation aux arômes raffinés d’agrumes. Son goût est floral et épicé, typique des différents houblons utilisés, et se termine en une amertume complexe. Grâce à la refermentation en bouteille, son goût et son arôme s’épanouissent de façon optimale.

La brasserie de Haacht est très attachée à l’histoire et aux traditions, si bien que les employés de la brasserie font leurs pauses selon les coups d’un sifflet à vapeur.

Savez-vous pourquoi il existe un verre en l’honneur de Charles Quint avec 4 anses ?

L’histoire se passe à Walcourt, les agriculteurs buvaient normalement leur bière dans des pots sans anse et à l’occasion de la venue de Charles Quint, ils voulaient montrer à l’empereur qu’ils avaient eux aussi de bonnes manières. Ils ont donc confectionné un pot doté d’une anse.

Lors de l’arrivée de l’empereur, la femme de l’aubergiste sortit, un pot dégoulinant de cervoise à la main. Tenant fermement le pot par l’anse, elle le tendit à l’empereur qui n’eut alors d’autre choix que de saisir le pot par le corps. L’empereur réclama donc un pot à deux anses. L’année suivante, la femme de l’aubergiste tendit à Charles Quint un pot à deux anses, mais en le tenant à deux mains. La troisième année, lorsque Charles Quint s’arrêta devant l’auberge, la femme l’accueillit cette fois avec un pot à trois anses. Elle le lui tendit à nouveau en le tenant à deux mains, mais de telle sorte que la troisième anse soit tournée vers sa poitrine. Et, glissant sa main sous le pot, l’empereur se saisit de l’anse restante. Charles Quint demanda qu’on lui procure un pot à quatre anses, pour être sûr d’en avoir toujours une à portée de main.

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