Santé & Bien-être

Maladie de Parkinson : une nouvelle approche thérapeutique par la lumière infrarouge

Maladie de Parkinson : une nouvelle approche thérapeutique par la lumière infrarouge.
13 avr. 2021 à 12:00Temps de lecture1 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Cette nouvelle approche thérapeutique, qui a fait ses preuves en laboratoire sur des animaux, "pourrait ralentir la perte des fonctions motrices des patients" atteints de la maladie de Parkinson, pathologie neurodégénérative incurable qui touche plus de 6,5 millions de personnes dans le monde.

La stimulation par infrarouge pourrait ralentir la dégénérescence

La "stimulation cérébrale profonde", diffusée par une électrode dans le cerveau, permet actuellement d'améliorer significativement les symptômes mais pas de ralentir le processus dégénératif.

Une nouvelle technologie, développée depuis plusieurs années au niveau expérimental, consiste à "délivrer de la lumière proche de l'infrarouge (une gamme spécifique de longueurs d'ondes, NDLR) à proximité de la zone du cerveau qui dégénère", a expliqué  le professeur Stephan Chabardès de l'Université Grenoble Alpes.

"Chez la souris, le rat et le singe, il a été démontré que cet infrarouge avait des effets significatifs sur le ralentissement de la mort cellulaire des neurones."

Le CEA, le CHU Grenoble Alpes, l'Université Grenoble Alpes et Boston Scientific Corporation, société spécialisée dans les dispositifs médicaux, ont donc mis au point une sonde qui, une fois implantée dans le cerveau humain, est capable de délivrer cette lumière infrarouge. Sans être trop invasive.

La technique est encore en phase de test

A la différence de la stimulation cérébrale profonde qui délivre un courant électrique, "l'illumination dans le proche infrarouge cible la substance noire dans le cerveau, site de la dégénérescence des neurones responsables des symptômes de la maladie", détaille-t-il.

En illuminant la substance noire, les photons de la lumière agiraient sur les cellules en souffrance, comme s'ils leur redonnaient de l'énergie. "Cela a marché sur des animaux mais il faut rester prudent", a ajouté le Pr Chabardès.

Le 24 mars dernier, le neurochirurgien a opéré "avec succès" une patiente atteinte de la maladie, qui a rejoint l'essai clinique. L'équipe de recherche souhaite inclure 14 patients dans le protocole, d'une durée de quatre ans.

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