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Malgré le niveau bas des eaux, aucune inquiétude au barrage de la Gileppe

Spectacle un peu lunaire au barrage de la Gileppe en raison du niveau très bas de l'eau, mais pas de quoi s'inquiéter.
25 août 2020 à 15:58 - mise à jour 25 août 2020 à 15:58Temps de lecture1 min
Par Philippe Collette

Les nombreux touristes qui fréquentent le site du barrage de la Gileppe ne cessent de mitrailler avec leurs smartphones le magnifique plan d’eau bleuté qui se découpe dans les forêts. C’est que le coup d’œil est actuellement surprenant car le niveau des eaux du lac est particulièrement bas, tellement bas que l’on peut à nouveau apercevoir l’ancien chemin bordant le lac du temps de l’ancien barrage avant son rehaussement inauguré en 1971.

Avec la sécheresse, les eaux du lac sont descendues de 10 mètres depuis mi-mars et les berges du barrage présentent un côté lunaire, rocailleux à l’extrême. Du coup, d’aucuns s’interrogent : la réserve d’eau potable distribuée par la SWDE dans la vallée de la Vesdre n’est-elle pas en train de s’épuiser ?

Les chiffres rassurent : le barrage contient encore 13 millions de mètres cubes d’eau sur une capacité de 24 millions, soit plus de la moitié. "Depuis le mois de mars, la baisse est régulière", explique Valérie Korthoudt, attachée à la Direction des Barrages/Réservoirs de la Wallonie, "mais si on compare avec l’année la plus critique en l’occurrence 2018, on est encore un mètre trente plus haut que la situation de cette année-là. Donc pas de problème d’alimentation, la SWDE reçoit la même quantité d’eau que ce qu’elle reçoit d’habitude."

 

Aucun problème d'alimentation en vue, le niveau est assez haut pour au moins un an.
Aucun problème d'alimentation en vue, le niveau est assez haut pour au moins un an. RTBF PHilippe Collette

Une bonne année d’alimentation sans problème

Le barrage dispose donc de réserves pour une longue période encore. "Si on part de la cote maximale du barrage, on sait que s’il ne pleut pas, on peut alimenter pendant deux années. Ici, effectivement, la cote est 10 mètres plus bas que la cote habituelle de 298 (ndlr : valeur fixée en mètres par rapport au niveau de la mer), mais ça nous laisse encore au moins une bonne année d’alimentation.

Bonne nouvelle aussi : la qualité de l’eau, testée régulièrement par la SWDE, n’est en rien altérée par la sécheresse. "C’est bien beau d'avoir cette réserve", poursuit Valérie Korthoudt, "mais évidemment la pluie nous permettrait d’être tous rassurés sur la consommation prochaine de la population desservie."

A noter que, non loin, la situation au barrage d’Eupen est identique à celle de la Gileppe : aucune inquiétude, là aussi.

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