Belgique

Manifestation nationale : les syndicats exigent des mesures fortes face à la crise énergétique

Images de la manifestation nationale dans le centre de Bruxelles (21/09/22)

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Des milliers de militants syndicaux se sont rassemblés mercredi matin place de la Monnaie à Bruxelles. Les trois principales organisations de travailleurs du pays, FGTB, CSC et CGSLB, demandent aux autorités des mesures fortes devant permettre aux citoyens de traverser la crise énergétique et de revaloriser leur pouvoir d'achat. Selon le syndicat socialiste, quelque 10.000 personnes étaient présentes pour cette manifestation nationale.

Des militants de différents secteurs ont témoigné tour à tour des difficultés auxquelles ils étaient confrontés. Les présidents des instances syndicales ont ensuite pris la parole.

"Les citoyens sont étranglés par la hausse des prix", a résumé Marc Leemans, à la tête de la CSC. "Les mesures actuelles ne suffisent pas et permettront à peine de couvrir le mois de novembre", s'insurge-t-il. Il a appelé "tous les gouvernements à agir. Et vite! Et comme nous en avons beaucoup, ils peuvent intervenir."

"Gelez les prix, pas les gens"

Son homologue à la FGTB, Thierry Bodson, a insisté sur la précarité dans laquelle se retrouvaient bon nombre de citoyens. "On est à l'os. Tout le monde a puisé dans ce qu'il pouvait. Ce n'est pas qu'on ne veut pas payer. C'est qu'on ne peut plus payer!", a-t-il martelé. 

Parmi les slogans visibles au sein de l'assemblée, les "Halte à la vie chère", "Le pouvoir d'achat plumé", ou encore "Gelez les prix, pas les gens" traduisaient également cette difficulté généralisée à assumer les coûts du quotidien.

Vers 11h00, la foule s'est rendue, par la rue de l'Ecuyer, vers le Mont des Arts, tout proche du siège de la Fédération des entreprises de Belgique. D'après les informations de Thierry Bodson données en début d'événement, les manifestants seraient au nombre de 10.000. Un chiffre que la police de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles n'était pas en mesure de confirmer à 11h45.

Outre le gouvernement, plusieurs dossiers opposent les syndicats au patronat: la loi de 1996 sur la marge de hausse salariale et la répartition des 900 millions d'euros de l'enveloppe bien-être qui doit permettre de revoir à la hausse les allocations sociales les plus basses. Le gouvernement devait reprendre la main sur ce dossier le 15 septembre, mais il semble vouloir donner encore un peu de temps à la concertation sociale.

 

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