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Manque de places dans les écoles: après six ans d'immersion en allemand, Karl est contraint de continuer en anglais

Manque de places dans les écoles: après six ans d'immersion en allemand, Karl est contraint de continuer en anglais

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16 sept. 2022 à 13:01Temps de lecture2 min
Par Anne-Catherine Croufer avec Caroline Adam

Karl rentre en secondaire cette année. En immersion en allemand jusqu'ici, il comptait continuer sur cette voie, dans le même établissement. Mais ça lui a été refusé, par manque de places disponibles. Il a donc été redirigé dans une autre école, vers l'immersion anglaise. Une décision que ne comprennent pas l'élève et sa famille.

Je ne parle pas anglais, et je préfère largement l'allemand

Karl suit une immersion en allemand depuis sa 3e maternelle. L'école secondaire, adjointe à l'école primaire, est complète.
Il doit tout quitter et commencer l'enseignement secondaire dans l'école de son 2e choix... en immersion anglais. Ce qui ne lui convient pas: "Je ne parle pas du tout anglais, et je préfère largement l'allemand" explique-t-il.

Aujourd'hui, Karl ne va plus à l'école. Il aurait voulu rentrer dans l'école secondaire voisine à son école primaire, retrouver ses copains, et perfectionner son allemand. Malgré de nombreux coups de téléphone, l'envoi de mails et de recours, la famille est dans une impasse: "Depuis la rentrée scolaire, il est à la maison, il n'est pas très bien, il trouve ça très injuste, il ne comprend pas, et je ne sais pas lui donner de réponse" regrette Michel Franck, son papa. "Malgré tout ce qu'on a pu faire, des échanges de mails, etc., rien n'aboutit pour le moment. On est dans une grosse impasse."

Le problème, c'est le manque de places. On est au maximum

L'Athénée Royal de l'Air Pur est victime de son succès. Une centaine d'élèves ont dû se diriger vers leur 2e choix d'école. Karl en fait partie: "On a 350 élèves qui sont inscrits. Il arrive comme le 351e, on ne sait donc pas le prendre" explique Frédéric Cools, le directeur. "Il peut y avoir des dérogations, mais ici, le problème, c'est le manque de places disponibles, et là, on ne saurait pas y déroger. On est à 25 élèves par classe pour 14 classes. On ne saurait pas aller plus loin que cela."

Le décret inscription établit un ordre de classement. C'est la loi, et il n'y a pas de place pour l'esprit de la loi: "Il y a peut-être des choses à améliorer dans le décret à ce niveau-là. Maintenant, comme toute règle, elle a ses avantages et ses inconvénients, et là, on tombe dans l'inconvénient, effectivement."

La Commission Inter-Réseaux des inscriptions regrette de constater ce genre de situation et comprend la famille. Cependant, elle dit ne pas pouvoir dépasser le cadre du décret.

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