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Initiatives locales

Maroquinière, floricultrice, confiseuse… : « La Vitrine de l’Artisane » met en lumière nos artisanes belges

06 mai 2022 à 10:10 - mise à jour 30 mai 2022 à 08:54Temps de lecture3 min
Par Arno Goies

Afin d’encourager la représentation des femmes dans l’artisanat, " La Vitrine de l’Artisan " a souhaité mettre à l’honneur les femmes entrepreneuses. Dix artisanes belges ont donc été choisies. Parmi elles, cinq lauréates francophones qui ont fait de leur passion et de leur savoir-faire, un métier.

En 2020, Alexis Fronistas, un jeune entrepreneur thudinien, est élu artisan de l’année par " La Vitrine de l’Artisan ". Mais après avoir mis l’accent sur la récupération et le durable, le concours national devient " La Vitrine de l’Artisane " pour sa 16ème édition.

Selon les chiffres du SPF Economie, les femmes ne représentent que 41% des métiers de l’artisanat en 2020 en Belgique. C’est pour encourager leur participation dans ces corps de métiers que " La Vitrine de l’Artisan " a souhaité mettre des femmes entrepreneuses à l’honneur.

Maroquinière, Floricultrice, confiseuse, fabricante de couleurs et sellier automobile : autant de métiers qui représentent le secteur belge de l’artisanat au travers de cinq lauréates francophones

Des plantes bio et locales dans votre assiette

Il y a quelques années, la bioingénieure Stéphanie de Bellefroid a abandonné ses projets afin de réaliser son rêve : cultiver des plantes, le tout dans le respect de la nature. Depuis, elle s’occupe à Rosières d’une centaine des variétés d’herbes et de fleurs comestibles à destination du secteur Horeca.

De la mise en terre à la récolte, tout est fait main, sans intrant chimique, dans le but de conserver la qualité et le goût. Les récoltes subissent également un séchage passif permettant de préserver les propriétés, les arômes et les couleurs des plantes.

>> À suivre : "La Vitrine de l'Artisane, c'est l'occasion de mettre du budget dans des axes qui, d'habitude, n'en ont pas", explique Stéphanie de Bellefroid à TVCom

Capucine à table parmi les finalistes de la Vitrine de l'Artisane

Une maroquinière végétale à la vision locale et durable

Musicienne, Soho Francotte et son compagnon se sont mis à la recherche d’espace et de nature à la suite du confinement. Originaires de Bruxelles, ils se sont donc installés à Bièvre où Soho Francotte, philosophe de formation, a décidé de se lancer dans la couture.

Depuis, elle y développe sa marque de maroquinerie " Lubay " pour laquelle elle crée des sacs, des portefeuilles, des housses d’ordinateur et des trousses. Tout est fabriqué en liège et en Pinatex, des fibres issues de feuilles d’ananas qui sont souvent jetées ou brûlées par les producteurs. À cela, elle a ajouté un côté local et durable car tout est produit depuis sa maison.

>> À suivre : " Dans quelques années, j’espère pouvoir créer des emplois de façon locale ", confie Soho Francotte à Matélé

Soho Francotte : une créatrice de sacs vegan à Bièvre

Une fabricante de couleurs, de la culture à la commercialisation

Depuis sa formation en agriculture biologique, Anne-Sylvie Godeau s’est changée en véritable artisane des couleurs. Avec sa marque " Lutea ", elle commercialise des couleurs organiques sous forme de pigments et d’aquarelles à destination des Beaux-Arts et du milieu artistique. Cette entrepreneure s’occupe de tous les aspects de son entreprise, des cultures à la commercialisation des couleurs.

À côté de ça, elle dispense également des formations pour transmettre sa passion pour la couleur qu’elle considère comme un langage omniprésent dans tous les domaines de nos vies.

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Des bonbons 100% belges et 100% naturels

C’est à Barcelone que Sophie Pons découvre le concept de " Papabubble " : proposer des friandises et des bonbons à l’ancienne, artisanaux et de qualité. Désireuse d’importer la franchise en Belgique, l’artisane s’installe avec son amie Silvana Ospina dans le centre de Bruxelles.

Depuis maintenant 10 ans, elles proposent des bonbons faits main fabriqués directement devant les clients dans leur boutique. Pour garantir cette qualité qui leur tient tant à cœur, elles ne travaillent qu’avec des ingrédients belges, naturels et d’origine végétale.

>> À suivre : "On est très, très peu dans le monde à utiliser cette technique pour fabriquer nos bonbons", explique Sophie Pons à Bx1

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Une amoureuse du patrimoine à la rescousse de l’automobile

Formée dans les arts graphiques, Mara Seny a passé près de 25 années dans la couture avant de se tourner assez naturellement vers le travail du cuir. Mais c’est en 2017 qu’elle se lance dans un métier d’art peu répandu : la sellerie automobile.

Sièges de voiture, tissus, machines à coudre, échantillons de cuir… son atelier de Beauraing est rempli de matériaux automobiles en tout genre. À l’aide de ses multiples compétences, elle restaure l’intérieur de voitures anciennes, des banquettes à la garniture des portes, que ce soit en cuir ou en tissu.

>> À suivre : " Je suis une amoureuse du patrimoine et de l’histoire ", confie Mara à Matélé

Mara rénove les sièges de voitures anciennes à Gozin

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