Martinique : des forces de l'ordre et pompiers cibles de tirs d'armes à feu

La tension monte en Martinique suite à la mise en place de mesures sanitaires

© AFP

Des forces de l'ordre et des pompiers ont été à plusieurs reprises pris pour cibles par des tirs d'arme à feu dans la nuit de lundi à mardi à Fort-de-France sans faire de blessés, a indiqué à l'AFP la Sécurité publique.

Alors que les violences se poursuivent dans la Guadeloupe voisine en proie également à une contestation sociale liée à l'obligation vaccinale contre le Covid-19, d'importants barrages bloquaient mardi, comme la veille, les principaux axes routiers de Martinique.

Ces blocages s'inscrivent dans le cadre de l'appel à la grève générale lancé par 17 organisations syndicales aux revendications variées, parmi lesquelles on compte la fin de l'obligation vaccinale et des suspensions pour les soignants, mais aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz.

Forces de l'ordres et pompiers visés

Les forces de l'ordre, ainsi que des pompiers, ont été visés par des tirs d'armes à feu et des jets de projectiles alors qu'elles intervenaient sur des feux de poubelles allumés sur la voie publique dans le quartier de Sainte-Thérèse à Fort-de-France, selon des sources policières.

Le réseau routier est par ailleurs fortement perturbé. L'accès à l'agglomération de Fort-de-France, au centre de la Martinique, est impossible depuis le sud et le nord de l'île. Des camions, des taxis mais aussi des palettes et des pneus ont été disposés à des points stratégiques du réseau routier.

"Nous disons au préfet de nous respecter", a lancé Eric Bellemarre, secrétaire général Force Ouvrière Martinique, sur l'antenne de la radio RCI mardi matin. 


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"Le Premier ministre a annoncé qu'il fallait ouvrir un espace de dialogue mais son représentant local n'a pas dû recevoir le message", a ajouté le leader syndical.

Les grévistes s'indignent de ne pas avoir été reçus lundi par le préfet de la Martinique au terme de la première journée de manifestation, justifiant le durcissement du mouvement.

En Guadeloupe, des gendarmes ont aussi essuyé des tirs à balles réelles, ont rapporté mardi matin les ministres des Outre-mers Sébastien Lecornu et de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Le rétablissement de l'ordre public en Guadeloupe est le "préalable à toute discussion", a averti M. Darmanin.

 

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