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Football

Mehdi Carcela prépare déjà la suite : "J’ai encore faim, je me vois bien continuer ma carrière au soleil"

05 avr. 2022 à 07:27Temps de lecture2 min
Par Lancelot Meulewaeter

Mehdi Carcela a disputé dimanche son dernier match à Sclessin pour le compte du Standard. A moins que la future équipe dirigeante de 777 Partners ne décide de le prolonger in extremis, le joueur sera libre comme l’air dès la fin de la saison. "C’est une page qui se tourne, ça me fait un gros pincement au coeur", soupirait-il en regardant les tribunes vidées à l’issue de la défaite contre l’Union Saint-Gilloise (1-3). "Partir d’ici, c’est comme quitter ma famille. Le stade entier, c’est ma famille. Je repense au titre de champion, à la Ligue des champions que j’ai jouée ici, aux Coupes de Belgique remportées…". "On a été partout : en Grèce, en Russie, en Espagne, au Portugal, mais il n’y a qu’ici à Liège que l’on s’est senti aussi bien", enchérissait son frère, Adam, venu assister à cette last dance en compagnie de toute la famille.

Les entraîneurs qui l’ont laissé libre ont récolté les fruits, les autres…

Avant le coup d’envoi du match, Carcela a été honoré par deux anciens coéquipiers. Réginal Goreux, directeur du SL16 Football Campus, et Sébastien Pocognoli, actuel entraîneur des U21 de l’Union, lui ont remis deux cadres retraçant ses meilleurs souvenirs rouches, lui qui aura effectué trois passages en Bord de Meuse durant sa carrière. La surprise a ému le joueur, qui a contenu ses larmes. "Mehdi, c’est un joueur à part. Il a marqué l’histoire du Standard, il peut être fier de ce qu’il a accompli. Ses meilleurs moments ici correspondent à des périodes où il était en phase avec ses entraîneurs. Dès qu’un coach l’a laissé libre de son jeu et de ses déplacements, il en a eu le merci," rembobinait Poco. C’est avec Dominique D’Onofrio et Ricardo Sa Pinto que le gamin de Droixhe a brillé. D’autres entraîneurs, pourtant renommés, se sont cassé les dents à essayer de faire rayonner un garçon si singulier dans son approche du jeu. "Je resterai un supporter du Standard, soit devant ma télé, soit ici en tribune, parce qu’après tout je suis un Liégeois et je ne serai jamais loin", soufflait-il encore à l’issue d’un match où il s’est démené sans succès pour faire exulter une dernière fois les tribunes du stade Maurice Dufrasne.

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S’exposer un peu plus au soleil

A 32 ans, Carcela peut encore rêver d’un dernier défi. Si ses statistiques ont chuté cette saison (19% de temps de jeu, un but, deux assists), il conserve une certaine cote qui pourrait attirer des clubs étrangers. En Belgique ou à l’étranger ? Pour l’heure, l’entourage du joueur a déjà écarté des options "trop lointaines". Si toute sa famille est aujourd’hui réunie du côté de Liège, Carcela se verrait bien tenter un nouveau challenge, pourquoi pas en Major League Soccer, un championnat qui l’attire tout particulièrement. "Rester en Belgique ? Il faudrait vraiment que ce soit quelque chose de très bien, alors (rires). Moi, ce qui m’attire, c’est le soleil. Je vais d’abord prendre le temps de faire mon ramadan, de terminer la saison calmement puisque l’on devra encore s’entraîner pendant un mois après la fin de la phase classique. On verra à ce moment-là les offres qui se présenteront à moi. J’ai encore faim de football, tout ne s’est pas passé comme je le voulais cette saison mais je pense que je peux encore apporter quelque chose sur le terrain".

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