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Même avec un salaire net de plus de 2000 euros, la Brasserie Dubuisson n’arrive pas à recruter. Voici les profils recherchés

© Dubuisson

C’est un véritable cri d’alerte que lance le secteur Horeca incarné cette fois par la brasserie Dubuisson, fabricant -entre-autres-de la célèbre Bush. "Trouver du personnel relève aujourd’hui du chemin de croix", affirme Gérald Deschamps, directeur des établissements. "Nos annonces de recrutement recueillent de moins en moins de candidats, et lorsque nous organisons des entretiens, généralement 10% d’entre eux s’y présentent. Même le recrutement de jobs étudiants est devenu compliqué".

La brasserie tente depuis des semaines, voire des mois d’engager 34 personnes, dans ses bars et restaurants de Tournai, Ath, Pipaix, Mons, Charleroi et Louvain-la-Neuve. "Un manquement important qui menace fortement le fonctionnement des établissements", ajoute le responsable.

1800 euros nets + 350 d’heures supplémentaires

Une pénurie qui reste difficile à expliquer. Dans leur communiqué, les responsables de la Brasserie Dubuisson précisent que la société dispose "d’établissements modernes et de renommée ainsi qu’un cadre de travail très qualitatif". Et d’ajouter un argument salarial assez convaincant : "un salaire minimal avoisinant les 1800€ nets pour un serveur. En plus de son salaire net, ce dernier peut encore compter sur le système d’heures supplémentaires défiscalisées qui lui permet d’ajouter plus de 350€ nets par mois à son revenu".

Dès lors, comment expliquer cette difficulté à recruter ?

Selon une étude de la KULeuven citée par la brasserie, le nombre de salariés dans la restauration a baissé de 24% en Belgique depuis la crise sanitaire. Beaucoup de personnes se sont reconverties et ont quitté le domaine de l’horeca et la main-d’œuvre ne s’est pas renouvelée depuis, ce qui la place dans la liste des métiers en pénurie dans les dernières statistiques du Forem.

Semaines de travail sur quatre jours

La situation est telle que la brasserie Dubuisson craint de devoir adapter ses horaires ou le nombre de clients : "Nous pourrions, par exemple, être contraints de réduire nos capacités d’accueil ou encore de revoir nos jours d’ouverture", déplore Gérald Deschamps. Et pourtant, des efforts sont faits pour rendre les métiers de l’horeca plus agréables, moins contraignants. "Par exemple, des semaines de travail aménagées sur 4 jours sont mises en place", ce qui permet aux travailleurs de concilier un métier dans l’horeca et une vie de famille correcte.

Quels profils recherchés ?

La Brasserie Dubuisson lance donc un appel. Elle veut à tout prix éviter de devoir raboter le nombre d’heures d’ouverture ou de clients accueillis. Elle recherche des serveurs (serveuses), sur ses sites d’Ath et Mons, un(e) agent(e) d’accueil à Pipaix, un(e) cuisinier(e) pour Mons, un plongeur ou une plongeuse sur son site d’Ath. Mais aussi un(e) chef (de) de rang pour les sites d’Ath et Pipaix, un ou une manager pour Ath. Des commis(e) s de cuisine pour renforcer les équipes de Pipaix, Mons et Ath. Enfin, des étudiants sont recrutés pour les bars et restaurants de Tournai, Mons, Ath, et Pipaix. La liste complète et les contacts sont à retrouver sur le site internet de la brasserie Dubuisson.

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