Journal du Rock

Metallica : Lars Ulrich considère le groupe comme les frères qu’il n’a jamais eus

Lars Ulrich et James Hetfield

© James Devaney/GC Images

02 déc. 2022 à 12:16Temps de lecture2 min
Par Marie-Amélie Mastin

Lors d’une apparition lundi dernier (28 novembre) dans l’émission "The Howard Stern Show" de SiriusXM, le batteur de Metallica, Lars Ulrich, a parlé de son éducation danoise et de la façon dont sa relation avec ses parents a façonné sa personnalité.

Il a déclaré notamment : "Mon père était un joueur de tennis professionnel, et il a voyagé dans le monde entier. Et ce que je préférais, quand j’étais petit, c’était voyager avec lui. J’ai donc passé les six ou sept premières années de ma vie sur les circuits de tennis, à fréquenter les coulisses, les vestiaires et les terrains. À l’époque, il y avait les Rod Lavers, les John Newcombes, les Ken Rosewall et tous ces joueurs de tennis super cool. Et puis, quand mon père a commencé à jouer dans les dernières années, avec Jimmy Connors, Guillermo Vilas, Bjorn Borg et d’autres dans les années 70, j’ai pensé que mon père était le gars le plus cool du monde… Je pensais que qu’il était littéralement surhumain. Et j’étais aussi un enfant unique. "

"Quand je suis venu en Amérique, que j’ai rencontré James [Hetfield, le leader de Metallica], et les autres gars des débuts du groupe et certains de mes amis, j’ai senti ce côté rebelle. C’était logique vers 16 ou 17 ans ; vous vous rebelliez en quelque sorte contre vos parents. Je n’ai jamais eu ça. Je pensais que mes parents étaient les personnes les plus cool du monde. Le Danemark est un pays très libéral, très sûr, donc je dirais que le revers de la médaille, c’est que j’ai souvent été laissé seul et que j’ai peut-être encore des soucis avec le phénomène d’abandon. Et je pense que si j’aime faire partie d’un groupe et me sentir en sécurité avec James, Kirk [Hammett, guitariste de Metallica] et Rob [Trujillo, bassiste] et le reste de la team, c’est en partie parce que j’aime faire partie d’un collectif. Ils sont les frères que je n’ai jamais eus. Et la sécurité. "

"Je voyageais sur la tournée de tennis avec mon père, même quand j’étais à l’école à Copenhague", ajoute Lars. Mes parents écrivaient des lettres au directeur de l’école : "Nous pensons que ce serait bien que Lars vienne et participe à la tournée pendant quelques semaines, qu’il apprenne des choses et que nous fassions des devoirs à distance, nous ferons le suivi du travail scolaire". Et puis je rentrais à la maison après être parti – et j’étais, je pense en cinquième année, sixième année, septième année – après un séjour de deux ou trois semaines aux États-Unis, ou dans un endroit exotique, et je me souviens qu’à l’école, l’école, tous les enfants me montraient du doigt en disant : "Oh, tu te crois si cool, tu voyages aux États-Unis avec tes parents". Et je subissais un peu ce genre d’intimidation, et certaines de ces choses restent définitivement en mémoire, je les garde pour des conversations plus profondes avec les thérapeutes."

Alors qu’il vivait encore au Danemark à l’adolescence, Lars Ulrich s’était aussi lancé dans le tennis de manière professionnelle et aurait pu poursuivre une carrière dans le sport, mais il a préféré la musique.

Totale surprise pour les fans de Metallica cette semaine, le secret avait été bien gardé quant au nouvel album qui arrivera le 14 avril de l’année prochaine. C’est via le single " Lux Aeterna " que nous avons donc appris l’existence de 72 seasons, comme celle d’une tournée européenne pour l’an prochain.

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