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Métiers de première ligne : des femmes et des hommes, les héros du Covid

Les héros du Covid
24 déc. 2020 à 13:30Temps de lecture3 min
Par RTBF

Personnel soignant, pompiers, policiers, éducateurs, enseignants, et bien d’autres métiers encore, œuvrent en première ligne depuis presque un an face au Covid-19. Ce sont des femmes et des hommes qui depuis le mois de mars ont travaillé sans relâche face aux réalités de cette crise sanitaire historique.

Vocation et humilité

Le personnel soignant a toujours été au plus près de la maladie comme Clémence Vital-Durand, sage-femme au CHU Saint-Pierre. Pour pallier le manque cruel de personnel, elle s’est portée volontaire dans une unité Covid. Clémence nous confie pourquoi cette solidarité, chère à la profession est vitale : "Il faut y aller ! Il faut donner beaucoup d’énergie. Depuis mars, on donne beaucoup de nos personnes. Il y a cet épuisement physique qui est là, et au niveau psychologique ça commence à nous tomber dessus. Je sens que, les fêtes de fin d’année arrivant, la fatigue physique est là et le psychologique nous rattrape."

Aujourd’hui, Clémence a pu retrouver les patients de la maternité. Elle n’oublie pas le manque de moyen criant que connaît le secteur de la santé. Et c’est avec beaucoup d’humilité qu’elle apprécie la reconnaissance de la population : "Je suis reconnaissante que l’opinion publique s’émeuve de ça. Qu’il y ait vraiment un vocabulaire sacrificiel, héroïque, autour de la profession des soignants. Mais, je ne le vois pas exactement comme ça. On a beaucoup expliqué qu’on était là parce que c’est notre vocation. Nous, ce qu’on réclame, ce sont des conditions de travail correctes."

Investissement et incompréhension

Autre métier de première ligne : ambulancier. Sur la route, sept jours sur sept, en nombre insuffisant, ils ont travaillé sans compter jusqu’à l’épuisement. Ludwig Staszczyk, un ambulancier, nous explique comment ses collègues et lui ont dû s’adapter au fil de l’évolution de la pandémie : "J’ai eu plus de travail à la première vague qu’à la deuxième. Par rapport au fait que j’ai transporté des 'covids' de cinq heures du matin à vingt-deux heures. A la deuxième vague, c’est plus compliqué dans le sens qu’on a des covids et des non-covids. C’est cela qui nous a imposé de trouver tous les moyens possibles, pour savoir décontaminer l’ambulance, à l’instant même où on finit avec un patient covid."

L’investissement sans borne des ambulanciers a également été chaleureusement reconnu par les Belges. Pourtant Ludwig déplore l’inconscience de certains face à la gravité de la situation : "On est un petit peu démotivé quand on voit les gens qui manifestent contre le port du masque, contre le couvre-feu. On ne peut pas comprendre ça ! J’ai presque envie de dire aux gens : vos mots de soutiens parfois, ils ne nous servent à rien parce que vos comportements vous montrent tout l’inverse de vos remerciements."

Fierté et plaisir

Edwin Sanclement Paredes est chauffeur de bus depuis trois ans à la Stib. Derrière son volant depuis le début de la crise, entre le risque d’être contaminé et les différents changements des mesures sanitaires, Edwin nous livre comment les conducteurs des transports publics ont dû s’adapter, mais aussi communiquer : "On est un peu de tout quand on est chauffeur. On est psychologue également parce qu’on essaye d’expliquer certaines règles aux clients mais ce n’est pas évident. Cela dépend de la façon dont on dit les choses mais ce n’est pas toujours évident, non !"

Pour Edwin, il était primordial de continuer à travailler afin d’assurer un service utile à la population : "On nous a permis de continuer à se déplacer, à transporter nos voyageurs pour qu’ils puissent continuer travailler. Oui ! La fierté, c’est surtout cette chance et ce plaisir de travailler pour la population."

Bienveillance, générosité, solidarité, ces héros du Covid auront prouvé à quel point c’est l’union qui fait la force de la vie.

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