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Monde Amérique du Sud

Meurtres en Amazonie : le journaliste Dom Phillips identifié, pas de commanditaire, selon la police

17 juin 2022 à 16:43 - mise à jour 17 juin 2022 à 20:35Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Estelle De Houck

L’expertise pratiquée sur des restes humains retrouvés en Amazonie a confirmé qu’ils étaient bien ceux du journaliste britannique Dom Phillips, qui a disparu le 5 juin en compagnie de l’expert brésilien Bruno Pereira, a annoncé vendredi la police brésilienne.

"Cette confirmation a été possible grâce à un examen odontologique" des prélèvements qui ont été analysés dans un laboratoire à Brasilia, a indiqué la Police fédérale dans un communiqué.

Peu auparavant, les policiers chargés d’élucider la mort du journaliste britannique Dom Phillips et de l’expert brésilien Bruno Pereira en Amazonie ont affirmé que ce double meurtre n’avait "pas de commanditaire" issu d’une "organisation criminelle", une version contestée par une association de peuples indigènes.

"Les éléments de l’enquête portent à croire que les tueurs ont agi seuls, sans commanditaire, sans une organisation criminelle à l’origine des meurtres", a expliqué la Police fédérale dans un communiqué.

L’enquête se poursuit et nous avons des indices qui montrent que d’autres personnes peuvent avoir pris part au crime

"L’enquête se poursuit et nous avons des indices qui montrent que d’autres personnes peuvent avoir pris part au crime", a précisé la police brésilienne, qui a arrêté deux suspects pour le moment.

L’un d’eux, un pêcheur de 41 ans nommé Amarildo da Costa de Oliveira, dit "Pelado", a avoué mardi soir avoir enterré les corps et amené la police à l’endroit précis le lendemain.

Des restes humains retrouvés sur ce site de recherches ont été amenés jeudi par avion à Brasilia, où ils sont en cours d’analyse. Selon la Police fédérale, ils ont "99% de probabilité" d’appartenir aux deux hommes.

Une zone dangereuse

Dom Phillips, 57 ans, et Bruno Pereira, 41 ans, expert reconnu des peuples indigènes, étaient en Amazonie dans le cadre d’un livre sur la préservation de l’environnement.

Ils ont été vus pour la dernière fois le 5 juin, alors qu’ils prenaient un bateau vers Atalaia do Norte, dans la vallée de Javari, zone réputée dangereuse où se déploient de multiples trafics de drogue, de pêche ou d’orpaillage illégal.

L’Union des peuples indigènes de la Vallée de Javari (Univaja), dont des membres ont activement participé aux recherches, a réfuté vendredi la version de la police.

Il n’y a pas seulement deux tueurs, mais un groupe organisé qui a planifié le crime dans ses moindres détails

"Il n’y a pas seulement deux tueurs, mais un groupe organisé qui a planifié le crime dans ses moindres détails", a affirmé l’Univaja dans un communiqué, expliquant que les autorités ont ignoré de nombreuses plaintes au sujet d’activités de groupes criminels dans la région.

Cette organisation avait notamment envoyé en avril aux autorités un rapport dans lequel elle expliquait que "Pelado" était impliqué dans des activités de pêche illégale et avait déjà été "accusé d’être l’auteur d’attentats à l’arme à feu en 2018 et 2019 contre une base de la Funai", l’agence gouvernementale brésilienne pour les affaires indigènes.

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