Cinéma

Michel Galabru aurait eu 100 ans !

Michel Galabru a joué dans plus de 300 films mais la saga des "Gendarmes" reste la plus célèbre

© (SNC)

Il a été et reste encore l’un des acteurs les plus populaires du Cinéma français. Le troisième pour être exacte, après Gérard Depardieu (2e) et Louis de Funès (1er). Pour célébrer le centenaire de sa naissance ce 27 octobre, revenons sur quelques-uns de ses succès !

C’est le Nooooooord !

La voix grave et l’accent marseillais de Michel Galabru résonnent encore au sommet du box-office des films made in France et l’extrait qui est associé à cette réplique culte vous revient sans cesse en tête quand vous entendez parler de Bergues, de Dunkerque, de Lille, bref des Ch’tis !

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Réduire la carrière de Michel Galabru à cette courte scène de "Bienvenue chez les Ch’tis" ne serait pas juste car l’homme a joué dans pas mal d’autres grands films. Mais reprenons tout depuis le début. Michel voit le jour le 27 octobre 1922, il y a 100 ans, à Safi, une station balnéaire marocaine donnant sur l’Océan Atlantique. Au départ, il veut surtout devenir footballeur professionnel. Quand il déménage avec ses parents à Montpellier, son père insiste pour qu’il fasse du Droit. La Seconde guerre mondiale arrivant, voilà Michel Galabru réquisitionné par le Service de Travail Obligatoire. Il part en Autriche et en Yougoslavie où il sera forgeron. À la fin de la guerre, il s’installe à Paris où il s’inscrit au Conservatoire d’Art dramatique. Son amour des planches est plus fort que le reste. Il en sort… premier, lui qui a toujours été nul à l’école. Engagé le 1er septembre 1950 à la fameuse Comédie française, il croise la route de comédiens aussi talentueux que… Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort !

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Au théâtre, Michel aime tout jouer, que ce soit du Molière ou du Shakespeare. La télé s’intéresse à lui, comme à toute cette génération de comédiens. Il faut du talent pour jouer les pièces filmées et retransmises en direct (ou pas). Galabru intéresse encore le cinéma. Son physique débonnaire, surtout ! Son premier vrai rôle, il l’obtient dans "Ma femme, ma vache et moi", tout un programme sorti en salles en 1952.

Michel Galabru dans "Subway" de Luc Besson
Michel Galabru dans "Subway" de Luc Besson © (Les Films du Loup)

Le succès arrive en 1964. Michel Galabru l’a raconté assez souvent. Il était descendu dans le sud de la France avec sa femme pour un casting quand à la terrasse d’un café, il entend la conversation de deux hommes. L’un disant à l’autre, "pour ce film, je veux Louis de Funès et des ringards à ses côtés !" Quelle ne fût pas sa surprise quand, au bout du compte, son casting n’était autre que celui des ringards en question pour "Le gendarme de Saint-Tropez" ! Mais Galabru est loin d’être un ringard. Dans le rôle du chef Gerber, il impose le respect, la drôlerie, ses galons et sa manière de cuire une entrecôte…

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Michel Galabru n’est pas qu’un acteur comique. Les rôles dramatiques lui vont aussi parfaitement. Des rôles sérieux comme dans "Le Juge et l’Assassin" de Bertrand Tavernier pour lequel il reçut le César du Meilleur acteur en 1977. Souvenez-vous encore de "L’été meurtrier" de Jean Becker en 1983 avec Isabelle Adjani et Alain Souchon. Il y a aussi eu "Subway" de Luc Besson et "Notre histoire" de Bertrand Blier. Bon d’accord, quand on pense à Galabru, on voit surtout son nom aux génériques de comédies comme, en vrac et dans le désordre, "Le petit baigneur", "Les bidasses", "Le guignolo", "Les sous-doués"

Michel Galabru dans "L'été meurtrier"
Michel Galabru dans "L'été meurtrier" © (DR)

Quand en 2008, Danny Boon lui propose ce rôle de Parrain à la Don Corleone dans "Bienvenue chez les Ch’tis", c’est réellement pour lui rendre hommage, lui qui a joué dans plus de 300 films. Un hommage mérité. Avec le succès de cette comédie, Michel Galabru se classe à la troisième place des acteurs français les plus populaires, derrière Gérard Depardieu et Louis de Funès (en pole position). Entre 1951 et 2016, ses films auraient séduit plus de 218 millions de spectateurs. Et à les revoir aujourd’hui, Michel Galabru séduit encore et toujours. Il est mort le 4 janvier 2016, à 93 ans.

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