RTBFPasser au contenu
Rechercher

Regions Luxembourg

Mobilisation à Marche-en-Famenne pour une famille menacée d'expulsion

Les professeurs et élèves, des deux instituts de Saint-Roch et de Saint-Laurent, apportent leur soutien à leurs deux camarades, Gabriela et Gonzalo.

Deux élèves des deux instituts de Saint-Roch et de Saint-Laurent, Gabriela et Gonzalo, sont menacés d'expulsion du territoire belge car l'avis de leur demande d'asile a été rejetée par l'Office des Etrangers. Cette famille était arrivée en Belgique il y a 3 ans après avoir fui son pays d'origine, qu'est le Salvador. Gabriela avait été repérée par un gang mafieux qui considère les jeunes filles comme un objet sexuel. Indignés par l'avis d'expulsion, les professeurs et élèves apportent leur soutien à Gabriela, Gonzalo et leurs parents.  Comme Marylène Marot, la professeure de Gabriela : "On veut qu'ils restent en Belgique parce qu'ils se sont bien intégrés. Gabriela et Gonzalo réussissent bien à l'école, ils ont appris le français en un temps record. On ne quitte jamais son pays par plaisir. Les parents ont montré un courage inouï, ils ont fui une situation économique très enviable du Salvador. Monsieur était psychologue et madame, la diététicienne. Ils sont venus en Belgique pour protéger leurs enfants."

Ce que l'on reproche à cette famille, c'est de ne pas avoir apporté suffisamment de preuves de la situation de risque dans leur pays. Malgré cela, le député fédéral écolo, qui a aussi apporté son soutien à la famille, Olivier Vajda, estime que dans l'Office des étrangers, le commissariat général a une très grande reconnaissance des situations de l'immigration. "Ne pas accepter une famille qui a quitté son pays pour de bonnes raisons, c'est, pour moi, incompréhensible. Mon but est de tenter de faire bouger les lignes politiques et de rappeler à la Belgique que si elle n'applique pas le droit européen, elle pourrait être condamné encore une fois pour de mauvaises pratiques dans le domaine de l'immigration.", explique le député écolo. 

Gabriela, Gonzalo et leurs parents devront sans doute quitter le pays au terme de l'année scolaire. 

Articles recommandés pour vous