Belgique

"Moins 2% de pouvoir d’achat en moyenne pour 2023" indique Etienne de Callatay, économiste à l’UNamur

© Tous droits réservés

26 sept. 2022 à 20:04Temps de lecture2 min
Par Hugues Angot

Une flambée des prix de l’énergie et une inflation record. Voici les raisons qui expliquent la chute de confiance des consommateurs rapporte la Banque nationale. Alors que faut-il attendre de 2023 ? Peut-on espérer une sortie de crise ? Quel rôle pourrait jouer l’Europe ? QR l’actu fait le point avec l’économiste Etienne de Callatay.

Le pouvoir d’achat en 2023 ?

Contrairement à ce qui était annoncé en juillet dernier par le Bureau fédéral du Plan, notre pouvoir d’achat ne repartira pas à la hausse en 2023 indique Etienne de Callatay : "En moyenne, on va vers une diminution du pouvoir d’achat de 2% en 2023. Une baisse analogue à ce que nous avons connu en 2022. C’est beaucoup, c’est certainement de trop mais ce n’est pas dramatique et on ne peut pas parler d’un effondrement du pouvoir d’achat pour tous les Belges".

Pour l’économiste de l’Unamur, la croissance sur le plus long terme ne sera plus comparable à ce que nous avons connu après guerre mais à entendre Etienne de Callatay, elle sera potentiellement plus qualitative notamment en termes de respect de l’environnement. "Ce que nous avons fait par le passé, n’est pas soutenable. Continuer comme avant n’est pas une solution. Si ça passe par moins de croissance mais une meilleure croissance, nous vivrons peut-être mieux".

Pourquoi pas faire comme la France ?

En France, les autorités ont décidé de contrôler les prix. C’est une manière de protéger la population mais ce système a ses limites estime notre économiste. En Belgique, pas de contrôle des prix mais une indexation automatique des salaires et des prestations sociales qui immunisent dans une large mesure la population. Au final, quand on analyse, les deux systèmes, il vaut mieux être belge que français estime Etienne de Callatay.

Descendre les prix ?

Si nos prix sont plus élevés chez nous qu’en France ou en Allemagne, c’est dû à la moindre concurrence et aux charges salariales plus élevées explique le professeur à l’UNamur.

"Si nos autorités veulent agir, il serait plus utile de mettre des moyens non pas sur ce qui pollue c’est-à-dire l’énergie mais plutôt sur le coût du travail".

Et l’Europe ?

Ursula Von Der Leyen, la présidente de la Commission européenne a déclaré vouloir récupérer près de 185 milliards de surprofits sur l’énergie. Mais est-ce vraiment possible ? Pour Etienne de Callatay, récupérer cet argent est possible. "Je pense que cela a vraiment de bonnes chances de se réaliser tout d’abord parce que l’opinion publique le souhaite et qu’il y a demande politique de le réaliser et puis d’autre part pas mal d’économistes qui défendaient la dérégulation du marché de l’énergie, ils ont à présent un autre regard sur la question. L’électricité ce n’est pas un bien comme un autre, ce n’est pas un marché comme un autre et donc ça doit être organisé autrement".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QR l'actu

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Articles recommandés pour vous