Cyclisme Mondiaux

Mondiaux de Wollongong : les rouleurs norvégiens ont-ils un secret pour bien terminer le chrono ?

Cyclisme – Mondiaux : Tobias Foss (à gauche) et Soren Waerenskjold (à droite), les Norvégiens ont dominé les premiers chronos chez les garçons aux championnats du monde de Wollongong. Ont-ils un secret ?

© Belga

Soren Waerenskjold a remporté le contre-la-montre de la catégorie espoirs aux Mondiaux de cyclisme de Wollongong, en Australie. Le Belge Alec Segaert a pris la médaille d’argent avec sa deuxième place. Comme la veille chez les élites avec le succès de Tobias Foss, c’est donc un coureur norvégien qui s’impose. Autre similitude, Foss et Waerenskjold ont tous les deux fait la différence grâce à un deuxième tour canon ! Ils étaient en retard dans les premiers intermédiaires et ont ensuite fait basculer les chronos. On a donc essayé de savoir si les Norvégiens avaient un secret.

La théorie d’un éventuel raccourci rapidement, et très logiquement, évincée, nous avons directement demandé à Soren Waerenskjold. Le jeune rouleur norvégien explique simplement qu’il est parti avec l’idée de garder des forces pour le dernier tour (le parcours du chrono proposait deux boucles identiques). D’ailleurs, c’est ce que Tobias Foss lui avait conseillé, dimanche soir à leur hôtel, quand il est revenu maillot avec le maillot arc-en-ciel sur le dos et la médaille d’or autour du cou. "Oui j’ai reçu des astuces via Tobias Foss. Il m’a dit de sauver un maximum d’énergie pour la dernière partie et de ne surtout pas tout donner dans la bosse", explique Waerenskjold.

"J’ai parlé avec le coach norvégien", explique Serge Pauwels, sélectionneur national belge pour les jeunes. "Il m’a dit que leur plan pour tous les chronos était de vraiment garder de l’énergie pour le second tour. Mais bon, ça ne me paraît pas être un secret. C’est quelque chose que tout le monde doit savoir. Ça a marché pour eux, chapeau".

Alec Segaert, dauphin du vainqueur, explique ce constat non pas par un secret mais plutôt par des qualités intrinsèques. "Je pense que ce qu’il faut savoir c’est que, généralement, les coureurs norvégiens sont de solides rouleurs. Ici, Soren Waerenskjold à 22 ans, il a donc trois ans de plus que moi. Lui, il roule déjà chez les professionnels et il fait donc des courses plus longues. Il a plus de 'caisse' que moi et c’est probablement ce qui a fait la différence dans le deuxième tour et la fin du parcours. J’ai 19 ans, je suis dans ma première année chez les espoirs, j’ai donc encore le temps de grandir", conclut le jeune coureur qui roulera bientôt chez Lotto.

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