Mons : pour pouvoir continuer à tisser du lien social, l'asbl "la Parentine" a besoin de subsides

Marine Salesse, assistante sociale à l'asbl "La Parentine", interviewée à la RTBF en 2019

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03 sept. 2020 à 10:01 - mise à jour 03 sept. 2020 à 10:38Temps de lecture2 min
Par Vincent Clérin avec Vinciane Votron

La Parentine lance un appel à l’aide. Cette asbl est à deux doigts de mettre la clef sous le paillasson bien qu’elle réponde à un vrai besoin.

Que fait "la Parentine" ?

La Parentine tente de rompre l’isolement des familles précaires en créant du lien social entre des adultes et des enfants confrontés aux mêmes difficultés.

L’association est très sollicitée. L’an dernier, plus de 700 rencontres se sont déroulées à Mons et Pâturages avec 33 familles différentes et la demande est tellement forte qu’un troisième site a été ouvert à Boussu en 2020. Puis, ce fut le confinement face auquel l’asbl a rivalisé d’idées pour venir en aide aux familles précaires.

"Pour maintenir le lien, on a beaucoup travaillé avec ces familles-là, indique Marine Salesse assistante sociale à "La Parentine", "d’abord via les réseaux sociaux, puisque les familles les utilisent beaucoup. On a donc créé des vidéos, des contenus ainsi que des colis ludiques afin que ces familles aient la possibilité de jouer avec leurs enfants".

Et les appels à l’aide continuent à arriver, ils viennent de parents qui n’osent pas mettre leurs enfants à l’école, qui se retrouvent un peu démunis et se tournent alors vers cette association.

Une association en difficulté financière

Alors pour comprendre l‘origine des difficultés rencontrées par l’association, il faut se pencher sur la manière dont elle est financée. L’ONE subsidie l’asbl à hauteur de 7000 euros. Tout reposait jusqu’ici essentiellement sur Viva For Life avec un budget de 53.000 euros. "Grâce à Viva For Life, ce projet a pu devenir une expérience", explique la présidente de l’asbl Daniella Matis, "une expérience qui s’est intensifiée puisque d’une implantation au début nous sommes passés à trois. Nous sommes aujourd’hui sur Mons, Boussu et Pâturages et il y a d’autres demandes. Il est temps que cette expérience qui a fait ses preuves devienne un projet pérenne ".

Sans ces 23.000 euros le projet est en danger, on ne pourra peut-être pas continuer

Oui mais voilà : après plusieurs années de soutien, Viva For Life va réduire son intervention pour pouvoir assurer le financement d’autres projets. Pour combler cette différence de financement, l’asbl est à la recherche de 23.000 euros. Cette somme devrait, selon elle, être prise en charge de manière systématique par les pouvoirs publics. "Sans ces 23.000 euros, poursuit la directrice, le projet est en danger, on ne pourra peut-être pas continuer".

 

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