RTBFPasser au contenu

Moteurs MotoGP

MotoGP : Carton plein pour Rins, Mir et Suzuki

GP Aragon 2020 : Victoire d'Alex Rins

Moto GP - GP Aragon 2020

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

19 oct. 2020 à 08:20 - mise à jour 19 oct. 2020 à 08:203 min
Par Pierre Robert

Pour notre consultant, Didier de Radiguès, tout commence "avec le changement d’horaire pour retarder le départ du Grand Prix. En cause des températures trop basses observées en matinée et qui influencent les pilotes qui ont opté pour des pneus durs, jamais testés en essais. Un choix qui s’avérera être une mauvaise option." Nous sommes vendredi soir, le début d’un week-end complètement fou…

Le calvaire de Quartararo…

Arrivé en leader en Aragon, Fabio Quartararo connaissait une belle frayeur le samedi lors de la troisième séance d’essais libres. Meurtri dans sa chair, il se retrouvait sur une civière mais était rassuré après un passage obligé par l’antenne médicale. Aucune fracture,"El Diablo" retrouvait le sourire et signait dans la foulée la dixième pole de sa carrière en MotoGP. Plus rien de fâcheux ne pouvait lui arriver, une victoire lui était promise sur un tracé où les Yamaha dominaient la concurrence depuis leur arrivée. Vingt-quatre heures plus tard, pourtant, le scénario tourne au cauchemar pour le leader du championnat.

Bousculé par son futur équipier, Maverick Vinales, en début de course, le Niçois s’accroche pendant les trois premiers tours mais très vite, il perd ses sensations. C’est le début d’un scénario catastrophe qu’il n’a pas vu venir." A partir du troisième tour, la pression du pneu avant est devenue plus haute que d’habitude. Je ne pouvais pas tourner, ni freiner."

Alex Rins est le premier à lui faire l’intérieur, le défilé des dépassements ne fait que commencer pour le pilote Petronas. Au 16é tour, le Français pointe à une improbable 17é place, il le sait, il marquera aucun point sur ce premier rendez-vous à Motorland.

A son retour dans le box, il reste prostré incapable de s’exprimer avec pour toute protection un casque qui l’isole de son entourage. Avec ce réalisme et cette pointe d’humour qui le caractérise, il ponctue ce dimanche infernal par " C’est triste à dire, mais cela aurait pu être pire." On veut bien le croire.

Ce dimanche, Quartararo a perdu une bataille mais il n’aura pas le temps de ruminer sa déception, il reviendra plus fort pour récupérer un leadership qu’il perd pour la deuxième fois de la saison…

Alex Rins, huitième vainqueur cette saison…

Victime d’une grave blessure à l’épaule en début de championnat, Alex Rins retrouve, enfin, la lumière. Vainqueur à Austin et à Silverstone en 2019, le pilote Suzuki souffrait la comparaison avec son équipier, Joan Mir, Rins n’espérait pas retrouver la première marche du podium et pourtant, ce succès en terre espagnole n’est pas le fruit du hasard.

Des signes encourageants étaient déjà apparus : cinquième à Misano, troisième à Barcelone, mais il fallait encore hausser le rythme. Parti de la dixième place sur la grille, Rins s’est battu jusqu’au bout pour décrocher son troisième succès en MotoGP.

Mais c’est un autre Alex qui l’a poussé dans ses derniers retranchements. Dans le jardin de son grand frère, Marc Marquez, vainqueur à cinq reprises en sept participations, Alex Marquez s’est offert un deuxième podium consécutif, une semaine après avoir débloqué son compteur personnel au Bugatti. Le cadet a compris comment faire "fonctionner" la Honda et il le prouve. Alors à quand une première victoire après deux accessits pour ses dix premières courses dans la catégorie reine ?

Mir et Suzuki prennent le pouvoir…

Une chute à Jerez, une autre à Brno, Joan Mir n’apparaissait pas dans les radars en juillet. Et pourtant trois mois plus tard, il devient le troisième leader du championnat. Le natif de Palma de Majorque monte en puissance depuis son podium en Autriche. A l’exception du faux pas au Mans, il n’a jamais quitté le quarté gagnant. Il ne lui manque qu’une première victoire en MotoGP mais ce n’est qu’une question de temps.

En début de saison, l’Espagnol avait convenu avec son team et son boss, Davide Brivio, que 2020 serait une seconde année d’apprentissage. Les événements se sont précipités et il doit à présent gérer un statut particulier. A quatre Grands Prix du terme du championnat, Mir peut rêver du titre… mais il n’est pas le seul.

Au soir du Grand Prix de France, quatre pilotes étaient encore en lice pour cette quête du Graal. Ils étaient séparés par dix-neuf points. Cet écart s’est encore réduit. Ils sont toujours quatre mais séparés par quinze unités. Mir précède Quaratararo de cinq points. Maverick Vinales n’accuse un retard que de douze points… Pour notre consultant, "les Ducati ont encore déçu, même si Andrea Dovizioso est toujours en lice pour le titre. Les motos italiennes pourraient être les grandes perdantes de cette saison complètement dingue."

Mais nous préférons terminer sur une note positive avec une mention à Rins, Marquez et Mir… le podium de ce Grand Prix d’Aragon et à Suzuki, leader au classement par équipe.

Dans quatre jours, les pilotes repartiront à l’assaut de Motorland… Cette fin de championnat va encore nous réserver des surprises !

Articles recommandés pour vous