RTBFPasser au contenu

Moteurs MotoGP

MotoGP : Quartararo… 66 ans après Monneret ?

Vainqueur à Barcelone, Quartararo sera aussi favori au Bugatti
09 oct. 2020 à 05:003 min
Par Pierre Robert

Suite aux protestations des constructeurs qui jugent qu’il y a trop d’épreuves, le calendrier du Championnat du Monde de Courses sur Route de 1954 ne renseigne que neuf rendez-vous sur la saison.

Cinq écuries d’usine sont inscrites dont Gilera qui engagent cinq pilotes officiels et deux pilotes de réserve dont le Français Pierre Monneret. Cette année-là, après Albi et Rouen, le circuit de Reims-Gueux accueille le Grand Prix de France.

Seule usine engagée, en 500cc, en Champagne, Gilera domine la course avec son pilote officiel, Geoffrey Duke. Mais le Britannique renonce à sept tours de l’arrivée sur bris de moteur.

Une chance inespérée pour le Français, Pierre Monneret qui réussit le week-end parfait : la pole, la victoire avec plus d’une quinzaine de secondes sur son coéquipier, Milani et en prime, le meilleur tour en course.

L’Histoire va-t-elle se répéter 66 ans plus tard sur le Bugatti du Mans avec Fabio Quartararo ? Les planètes semblent bien alignées pour le Niçois. Il lui faut maintenant transformer l’essai.

Quartararo, prophète dans son pays… ?

Après trois Grands Prix compliqués, Fabio Quartararo a retrouvé le chemin du podium à Barcelone, un circuit sur lequel, il avait décroché sa première victoire en Moto2 en 2018. Déjà un signe… !

Pour son Grand Prix National, le Français retrouve un tracé qui lui a souri par le passé. C’est sur le Bugatti qu’il s’est imposé en CEV Moto3 class back en 2014. Un an plus tard, il s’adjuge la pole en Moto3 mais chute en course. L’année suivante, il termine à la sixième place, son meilleur résultat à ce jour dans la Sarthe. En 2019, pour sa première course MotoGP à domicile, il termine à la huitième place après un départ complètement manqué. Mais, il se console avec le meilleur tour en course.

Un peu plus de seize mois plus tard, il débarque en leader du championnat du monde et veut justifier son statut. A domicile, le pilote Petronas ne pourra pas compter sur le soutien inconditionnel de dizaines de milliers de fans venus communier avec lui. Le Covid-19 est passé par là !

Mais dimanche, sur le coup de quatorze heures, les cinq mille privilégiés qui auront décroché un ticket pour franchir les grilles de l’enceinte du circuit espèrent entonner à l’unisson la Marseillaise avec El Diablo… 66 ans après Pierre Monneret. Un sacré défi !

Un duel Quartararo-Mir… ?

Depuis le Grand Prix d’Autriche, Joan Mir fait preuve d’une régularité de métronome. En qualifications, l’Espagnol n’a jamais réussi à se hisser en première ligne mais en course, il excelle. Quatre podiums en cinq Grands Prix, le pilote Suzuki polarise l’attention de ses employeurs et de tous les observateurs du paddock contraignant son équipier, Alex Rins à un rôle de faire-valoir… ou presque.

Au Mans, il sera un adversaire redoutable pour Quartararo. Sans pression, Mir peut encore jouer les trouble-fêtes et s’inviter sur le podium. Une pression que devra gérer Fabio Quartararo, s’il ne veut pas connaître la même désillusion que son compatriote, Johan Zarco qui s’était élancé de la pole mais qui allait chuter lors du huitième tour en 2018…

Vainqueur au Mans en 2017, Maverick Vinales, toujours candidat au titre est capable de mêler à la lutte pour la victoire comme son équipier, Valentino Rossi, victorieux à quatre reprises sur le Bugatti et qui espère toujours secrètement décrocher une 90é victoire en MotoGP… voire monter pour la 200é fois de sa carrière sur le podium dans la catégorie reine.

Quid, chez Ducati ? Relégué à 24 points de Quartararo, Andrea Dovizioso doit se révolter pour ne pas être définitivement distancé dans la course au titre. Mais en est-il vraiment capable ? Chaque Grand Prix qui passe nous conforte dans l’idée que l’envie et la volonté sont loin d’être présentes chez l’Italien. Son futur remplaçant au sein de l’équipe officielle, Jack Miller devrait être le maître atout des Rouges… mais l’Australien accuse un retard de 33 points sur le leader du championnat. Pas insurmontable… mais de plus en plus compliqué !

Comme il est compliqué de faire un pronostic quant à l’issue de ce Grand Prix de France, neuvième des quatorze rendez-vous de cette saison 2020. En l’absence de Marc Marquez, vainqueur en 2018 et 2019, les Yamaha feront encore figure de favorites sur le tracé manceau.

Des horaires inhabituels…

Le départ du Grand Prix de France Moto3 sera donné à 11H20, avec sur la grille, Barry Baltus qui a annoncé en fin de semaine son passage en Moto2 dans le team néerlandais NTS RW Racing GP pour les deux prochaines saisons.

Quartararo et tous les acteurs du MotoGP s’élanceront à 13H00 et le départ de la course Moto2 est prévu à 14.30. La MotoE sera le point d’orgue de ce week-end français.

Ce sera également la dernière manche du championnat. Une course à laquelle participera Xavier Siméon et dont le départ sera donné à 15H40.

Toutes les séances d’essais, de qualifications et les courses seront à voir sur Auvio à partir de ce matin.

Les courses Moto3 et MotoGP seront diffusées en direct sur Tipik.

Articles recommandés pour vous