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Mouvement de grogne chez GLS à Grâce-Hollogne

Les sous-traitants de GLS sont en colère et manifestent devant les entrepôts de Grâce-Hollogne (illustration)

© Google maps

07 mai 2019 à 07:33 - mise à jour 07 mai 2019 à 07:33Temps de lecture1 min
Par Marc Hildesheim

A Grâce-Hollogne, les sous-traitants qui travaillent pour GLS ne sont pas contents. GLS, c'est un groupe international actif dans le transport de colis et de marchandises.

L'entreprise fonctionne avec des livreurs sous-traitants qui se plaignent de conditions de travail déplorables: tournées à rallonge, colis trop lourds, amendes en cas d'absence pour maladie.

Ce matin, ils ont décidé de manifester devant les entrepôts de GLS. Alain Parmentier est l'un d'eux. Sa petite société de transport compte 7 camions et autant de chauffeurs. Tous sont sur les rotules: «C'est un travail très stressant pour eux, et les journées sont très longues. Le souci que nous rencontrons actuellement chez GLS, c'est que quand nos chauffeurs ne savent pas faire tous les stops donnés dans une journée, on a des amendes. Donc nous, on met une pression constante sur nos chauffeurs et ils ne supportent plus la charge de travail. Ça devient épuisant. Ils démarrent très tôt le matin. Et ce qui n'est pas fait le jour-même est reporté au lendemain. Ils se retrouvent parfois avec 115 clients à livrer sur une journée, ce n'est plus possible ». 

Des conditions de travail qui les obligent finalement à se mettre en infraction, comme le précise Alain Parmentier: «Si vous avez autant de stops à faire, si vous roulez à 50 à l'heure, vous ne saurez pas faire tous vos stops sur une journée, ce n'est pas possible ».

Une rencontre a eu lieu ce mardi matin entre la direction de GLS et les 7 sociétés sous-traitantes qui disposent au total d'une flotte d'une quarantaine de camions. GLS a avancé certaines propositions: une aide au chargement/déchargement, un allègement du poids des colis.

Ces propositions vont être analysées par les livreurs qui ont quitté le site de Grâce-Hollogne en fin de matinée. Ils ont toutefois décidé de ne pas reprendre le travail ce mardi. 7000 colis restent donc en attente de livraison dans les entrepôts de GLS. 

Mercredi matin, les 7 sociétés sous-traitantes et leur quarantaine de camionnettes ont repris du service. Mais il va falloir résorber le retard: 7000 colis étaient en attente de livraison dans les entrepôts de GLS, conséquence du mouvement de grogne. 

 

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