Santé & Bien-être

Movember met en lumière le dépistage personnalisé du cancer chez les hommes

Movember met en lumière le dépistage personnalisé du cancer chez les hommes

© Getty Images

03 nov. 2022 à 14:43Temps de lecture2 min
Par Anne Poncelet

Depuis presque 20 ans, le projet Movember, initié en Australie, s’étend partout dans le monde et trouve de nombreux échos chez les professionnels de la santé en Belgique.

Au départ, il y a eu cette idée simple mais amusante : inciter les hommes à se laisser pousser la moustache pendant le mois de novembre, pour sensibiliser à la santé masculine, notamment le cancer de la prostate.

La Movember Fondation Charity profite également de ce Movember, pour lever des fonds, avec un objectif défini : réduire le nombre de décès précoces masculins de 25%, d’ici 2030. ET, pour tenir le défi, il est recommandé de s’inscrire sur le site de la Fondation.

Rappeler l’importance du dépistage

Pour les hôpitaux belges, ce Movember est l’occasion de rappeler l’importance du dépistage.

Ainsi, l’hôpital universitaire de Bruxelles (Erasme, Bordet et Huderf) rappelle que la détection précoce des cancers, liée aux progrès médicaux, permet de faire diminuer la mortalité.

"Nous ne sommes pas égaux face au cancer", rappelle l’institution hospitalière. Le risque varie selon le patrimoine génétique, les antécédents familiaux, l’alimentation, le mode de vie.

La part du risque évitable peut atteindre 30 à 40%.

"Mais pour la majorité de la population, il est établi que la part du risque évitable peut atteindre 30 à 40%", avec deux leviers : le style de vie (ne pas fumer, limiter sa consommation d’alcool, mieux manger, bouger, contrôler son poids) et le dépistage.

Des dépistages personnalisés

Aujourd’hui, les hôpitaux proposent des dépistages individualisés, en fonction du risque individuel. "L’objectif est aussi d’éviter le surtraitement c’est-à-dire la détection de cancers qui n’auraient jamais posé de problème si on ne les avait pas détectés, et qui seront traités inutilement", prévient l’hôpital bruxellois dans un communiqué.

Chez les hommes, les cancers le plus fréquents sont le cancer de la prostate, de l’intestin, de la peau et du poumon.

Le cancer de la prostate est le premier cancer chez l’homme et touche en moyenne un homme sur dix. Le dépistage est proposé à partir de 50 ans aux personnes sans risque particulier, et qui consiste à une prise de sang, associée à un toucher rectal. Même tranche d’age pour le dépistage du cancer de l’intestin. Le test consiste en une recherche de sang dans les selles, tous les deux ans (le Colotest, disponible gratuitement sur le site depistagecancer.be) ou une colonoscopie tous les dix ans.

Le dépistage du cancer du poumon est proposé aux personnes de plus de 55 ans, qui ont fumé un paquet de cigarettes par jour, pendant 30 ans. Pour ces personnes à risques, ce dépistage permet d’éviter un quart des décès.

Le cancer du testicule est plus rare mais touche des hommes jeunes. Des antécédents familiaux, de cryptorchidie (testicule non descendu), d’infertilité ou la consommation de cannabis sont des facteurs de risque. Pour la prévention du cancer de la peau, un examen visuel une fois par an chez le dermatologue reste la meilleure protection.

D’autres infos sont disponibles sur le site de la Fondation contre le cancer ou via la ligne Cancerinfo 0800/15.801.

Inscrivez-vous à la newsletter Tendance

Mode, beauté, recettes, trucs et astuces au menu de la newsletter hebdomadaire du site Tendance de la RTBF.

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous