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Sur un air de cinéma

Musique de film : Retour vers Alan Silvestri et Robert Zemeckis

14 mars 2022 à 09:10Temps de lecture3 min
Par Pascale Vanlerberghe

L’un ne va pas sans l’autre ! Robert Zemeckis, réalisateur, entre autres, de Retour vers le futur, vs. Alan Silvestri, compositeur.

L’alter-ego musical de Robert Zemeckis n’aurait jamais dû devenir compositeur de musique de films ! C’est en effet par un concours de circonstances que ce brillant musicien est devenu l’un des plus courtisés dans le milieu de la B.O. Aussi à l’aise dans l’action que dans l’intimiste, Alan Silvestri se forge année après année une carrière hors du commun.

Rien ne prédestinait Alan Silvestri à la musique de films. Certes, très tôt engagé en musique, ce compositeur américain prévoyait des études "sérieuses" au prestigieux Boston’s Berkeley College of Music. Seulement, Silvestri a la bougeotte et ne tient pas en place.

Il se lance alors dans l’expérience de la musique rock en créant çà et là des groupes, mais sans grand succès. Et c’est sa rencontre avec le compositeur américain Bradford Craig qui va lui ouvrir les portes de la musique de film puisque, grâce à lui, il compose sa première bande originale, "the Doberman gang" à l’âge de 21 ans.

Nanti d’une petite expérience musicale, le compositeur enchaîne les téléfilms et collabore à diverses séries télé ("Starsky et Hutch" ou encore "Chips") avant de rencontrer le très talentueux Robert Zemeckis.

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Retour vers le futur, tournant majeur dans la carrière de Silvestri

Le premier essai sera concluant puisque ce sera le mythique "A la poursuite du diamant vert" du même Zemeckis avec Michael Douglas qui lui assurera son premier succès. Silvestri vient de sceller son destin, notamment avec Robert Zemeckis. Et en 1985, le cultissime "Retour vers le futur" sort sur les écrans.

"Retour vers le futur" a rendu célèbre, à la fois, Robert Zemeckis, l’acteur Michael J Fox dans le rôle de Marty McFly, un jeune homme rêveur qui va remonter le cours de l’histoire, sans oublier Alan Silvestri dont le statut va changer après le film. Car Retour vers le futur constitue un tournant majeur dans la carrière du compositeur qui se retrouve confronté à l’écriture d’une partition symphonique. Le New-Yorkais va, par la suite, être très demandé et enchaîné les collaborations diverses composantes, tour à tour, les bandes originales de Delta Force, de Predator de John Mc Tiernan, ou d’Abyss de James Cameron parmi d’autres.

Cela fait donc des années que Robert Zemeckis côtoie Silvestri à qui il s’en remet dorénavant pour habiller l’univers de ses films. Il y aura entre autres "Qui veut la peau de Roger Rabbit", "Forrest Gump", "The Pole express", "La légende de Beowulf", "Flight", "The walk", et le futur "Pinocchio" (d’après Collodi) prévu sur la plateforme Disney +.

Et si les mauvaises langues disent qu’Alan Silvestri a tendance à se répéter (ce qu’on peut raconter à propos de beaucoup de compositeurs finalement), c’est parce que tout simplement, il est parvenu comme tant d’autres talentueux compositeurs à imprimer le cinéma de sa patte musicale pour Robert Zemeckis et bien d’autres.

Silvestri n’est pas tenté plus que ça par la musique de films. Il est "tombé dedans" par accident… Il compose néanmoins "A la Poursuite du Diamant Vert" sans se douter un instant qu’il vient de sceller son destin…

Outre ses travaux pour son ami Bob – citons, pêle-mêle, les superbes "Forrest Gump", "Contact" ou encore le récent "Polar Express" – Silvestri se montrera particulièrement efficace dans l’action avec l’inoubliable "Predator" ainsi que sa séquelle avec un "End Title" de folie. Une partition qui marquera durablement les amateurs, au point de réclamer à cor et à cri une édition CD pendant de nombreuses années. Ce compositeur n’hésite pas à se diversifier et enchaîne depuis pas mal de temps déjà les morceaux de bravoure avec la régularité d’un métronome. "The Quick and the Dead", "Volcano", "Mummy Returns", "Van Helsing"…

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