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Nam'extra: la Ville de Namur réorganise ses garderies scolaires

Nam'extra: la Ville de Namur réorganise ses garderies scolaires -© Regenwolke0- Pixabay

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19 mai 2021 à 12:12 - mise à jour 19 mai 2021 à 12:12Temps de lecture2 min
Par RTBF

A Namur, on estime que 30% des élèves des écoles communales fréquentent les garderies et les 22 implantations des écoles de la ville avaient, jusque-là, des accueils extra-scolaires disparates.

Désormais, tout sera standardisé en mettant l’enfant au centre du projet baptisé Nam’extra. Comme l’explique l’échevine de l’éducation, Patrica Grandchamps. "Avec ces 22 implantations, nous avons une qualité et un encadrement très différents. Nous avons voulu tirer tout le monde vers le haut et s’inspirer de ce qui fonctionnait bien en créant une harmonisation des garderies. Nous savons que de plus en plus d’enfants restent plus tard à la garderie. Le monde a évolué et les parents travaillent de plus en plus et c’est vraiment important pour le bien-être de l’enfant que la garderie soit en harmonie avec lui".

Le principe de Nam’extra

"Tout d’abord nous avons voulu être reconnus par l’ONE, ce qui signifie respecter un certain nombre de règles, avoir un projet, des bases et des valeurs, précise Patricia Grandchamps. Nous avons également un encadrement amélioré en respectant les règles qui sont de 18 enfants pour un accueillant ce qui est nécessaire. 50% de ces accueillants seront sous contrat de travail ce qui est important car cela évite d’avoir une rotation. Cela permet aussi de former ces personnes encore mieux qu’elles le sont aujourd’hui pour vraiment répondre aux besoins de l’enfant".

L’enfant au centre des activités

Patricia Grandchamps : "Les enfants passent déjà beaucoup de temps à l’école et ils ont besoin de temps libre, de pouvoir choisir ce qu’ils désirent faire et de ne pas toujours être occupés. Ils auront le choix entre différentes sortes d’activités qui seront libres selon leurs envies. Ils pourront participer à des ateliers organisés avec des thématiques différentes selon l’école ou selon leurs besoins. Il y aura également l’étude organisée par les enseignants".

Le coût

L’instauration de ce système, généralisé à toutes les écoles de la ville, demande un investissement. Il faudra, notamment, former le personnel accueillant et appliquer une nouvelle tarification commune à tous les établissements.

"Nous avons voulu que ce nouveau système soit accessible financièrement, assure Patricia Grandchamps. Il existe 2 tarifs. Un tarif de base qui est tout à fait accessible et un tarif social, pour les personnes à bas revenus. Il existe également un mécanisme de réduction pour les familles nombreuses et l’occasion, pour ceux qui ont vraiment des problèmes, d’avoir un élément de solidarité. Ce sera un tarif à l’heure et qui n’excédera pas 20 euros par mois. Nous voulons que tous les enfants puissent être accueillis. Nous avons aussi saisi toutes les opportunités qui s’offraient à nous pour mettre ce projet, qui a un coût, en place. Nous bénéficions de subsides de l’ONE et la Ville paie le surplus".

Garderies : des chiffres en croissance

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