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Namur : arrivée d’une scan-car pour traquer les resquilleurs dans les zones bleues

La scan-car vient d’arriver à Namur et va être testée dans les prochaines semaines. Son rôle ? Scanner les plaques d’immatriculation des véhicules et trouver, notamment, ceux qui profitent des faiblesses du système des zones bleues pour y stationner toute la journée.

Tout le mode connaît le principe des zones bleues : une autorisation de stationner pendant deux ou trois heures par exemple. Mais un système que certains détournent régulièrement en venant à leur véhicule à l’heure limite pour ajuster leur disque, exigé dans ces zones. Et ça, tout le monde n’en a par contre pas conscience : ce n’est pas autorisé.

La ville de Namur a décidé d’investir 160.000 euros par an pendant quatre ans (dans un premier temps) pour lutter contre ce phénomène : "Les quartiers plus résidentiels de la périphérie proche du centre souffrent de problème de stationnement. Comme certains sont plus filous, ils détournent le principe initial, il n’y a plus de turnover de voitures pendant la journée et les habitants du coin, qui possèdent pourtant une carte de riverain, ne parviennent pas à se garer à proximité de chez eux", décrit Stéphanie Scailquin, Echevine de l’Urbanisme et de l’Attractivité urbaine à Namur.

Des photos en série

La scan-car devrait donc principalement s’intéresser à ces zones comme Jambes, le Nord de la gare ou encore Salzinnes qui permettent à certains de stationner gratuitement toute la journée au même endroit en ajustant simplement leur disque le moment voulu : "Nous n’allons pas spécifiquement l’utiliser dans le centre-ville pour contrôler les tickets horodateurs mais plutôt permettre à la voiture de couvrir de plus grandes distances et les quelques 6000 places en zone bleue, explique Steve Carpentier, chef du service de stationnement pour la Ville. Le principe, c’est que la scan-car photographiera deux fois les plaques au même endroit avec minimum 3 heures de décalage pour repérer ceux qui sont toujours là et ne respectent pas ces zones même si leur disque dit le contraire ! Les photos sont alors envoyées sur un ordinateur à un agent qui est chargé de vérifier que les plaques sont correctes et correspondent. A ce moment-là, seulement, l’amende pourra être envoyée".

6 caméras permettent de scanner les véhicules des deux côtés de la chaussée.
6 caméras permettent de scanner les véhicules des deux côtés de la chaussée. apt

Et grâce au véhicule électrique et ses caméras fixées sur le toit qui couvrent 360 degrés, le nombre de contrôle va exploser : "Aujourd’hui, nos agents peuvent effectuer 400 contrôles par jour. La scan-car peut en réaliser 1200… par heure !, détaille Samuel Renaud responsable des agents de contrôle de la Ville de Namur. La surface contrôlée va donc largement augmenter et même avec deux passages, la fréquence également". Cela permettra d’ailleurs aux autres agents de contrôler davantage dans le centre, où le turnover des véhicules demeure primordial également, cette fois pour le dynamisme commercial. Par ailleurs, les agents continueront aussi leurs tournées sur l’ensemble des zones contrôlées du territoire communal pour traquer certaines infractions ou droits de stationnement qui ne pourront être réalisés par le nouvel outil.

Et les exceptions ?

Plusieurs publics seront évidemment exonérés de contrôles. Les riverains pourront s’enregistrer auprès de la ville pour que leur plaque soit reconnue. Ce sera également le cas pour les personnes à mobilité réduite qui pourront choisir un véhicule, personnel ou non, utilisé régulièrement : "Pour des demandes plus ponctuelles, il y aura moyen d’entrer la plaque dans l’horodateur, via une application ou un SMS".

En tout cas pour l’Echevine Stéphanie Scailquin, "le but n’est pas de faire des rentrées d’argent en contrôlant à tout-va mais bien de "récompenser ceux qui suivent les règles et de donner des amendes à ceux qui ne le font pas afin de rendre le stationnement plus efficace pour les résidents des zones bleues mais aussi favoriser le dynamisme des zones commerçantes du centre". Cette nouvelle force de frappe va d’ailleurs permettre à la ville d’étendre dans les prochains mois et prochaines années certaines zones bleues à la demande de riverains excédés.

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