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Regions Namur

Namur : le musée Félicien Rops accueille de jeunes enfants ukrainiens

Le musée Félicien Rops accueille de jeunes réfugiés ukrainiens
19 avr. 2022 à 12:29Temps de lecture2 min
Par Cathy Massart avec Valentin Lecocq

Fuir son pays à cause de la guerre est un traumatisme. C’est particulièrement le cas pour les enfants ukrainiens arrivés en Belgique.

A Namur, le Musée Félicien Rops a organisé une journée pour faire découvrir le patrimoine namurois à une vingtaine d’enfants ukrainiens de 3 à 17 ans y. Le but était, avant tout, de leur changer les idées. Simon Denis, est l’animateur qui les a accompagnés lors de cette journée. "Nous avons accueilli des enfants ukrainiens qui, dans un premier temps, ont visité les collections du musée. Il s’agit des caricatures et des dessins qu’a pu produire Félicien Rops. C’est aussi une première approche de l’art belge auprès de ces enfants. Dans un second temps, ils sont passés à la pratique où ils ont expérimenté ce qu’ils ont vu. Ils ont décodé les images et les ont reproduites dans l’atelier. En se déracinant de leur culture et en venant ici, ils doivent réapprendre, s’insérer et s’intégrer dans un nouveau système. L’art permet, justement, de s’intégrer dans une société qui a, elle aussi, sa propre histoire".

Des enfants arrivés récemment en Belgique

Parmi les enfants présents au musée Félicien Rops, il y a Anguelina qui a 11 ans. Elle a fui la ville assiégée de Nikolaïev, au sud de l’Ukraine. En Belgique depuis une semaine, elle est venue se changer les idées au musée. "Nous avons dessiné dans une salle et puis nous sommes allés dans un autre musée pour voir des peintures. Ici, je m’amuse bien, je ne suis pas dans mon pays, c’est nouveau pour moi. Les gens sont gentils, polis et amicaux".

Une dizaine d’enfants ont découvert le patrimoine culturel namurois. Ils ont visité le musée et ont participé à des activités artistiques. Ces dernières sont organisées pour extérioriser les angoisses des enfants. Et ce, malgré la barrière de la langue. Comme l’explique Alexandre Colson, animateur. "Le portrait est celui de Félicien Rops dont on a enlevé les attributs figuratifs comme les yeux, le nez et la bouche. Donc, l’enfant peut traduire ses émotions et montrer s’il est plutôt joyeux, triste ou d’autres sentiments qui le traversent".

L’art est aussi un moyen d’intégration pour des enfants qui ne connaissent que très peu de choses de la culture belge.

"Appréhender un nouvel environnement se fait par la culture, précise Alexandre Colson. Ils parviennent à décoder des images et aussi une manière de vivre".

La journée s’est terminée par une chasse aux œufs. Une chose est certaine, ces activités auront permis de faire retrouver le sourire à ces petits ukrainiens, le temps d’une journée.

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