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Namur : les Bougeois espèrent encore faire annuler le projet d’antenne GSM dans leur quartier

A Bouge, un comité de riverains s’oppose au projet d’antenne GSM de la société Orange.

© Louis Matagne

La société Orange érigera-t-elle une antenne GSM d’une quarantaine de mètres dans un champ, à l’entrée du centre de Bouge ? Même si l’entreprise de télécommunication a obtenu son permis d’urbanisme il y a plusieurs mois, une partie des riverains et des parents de l’école Sainte-Marguerite espèrent encore que non. Ils ont introduit un recours au Conseil d’Etat.

Craintes multiples

A Namur, la société Orange a obtenu cet été un permis d’urbanisme pour ériger un pylône de télécommunication dans un champ, à l’intersection de la rue de Lépant et du Chemin des Aides. Un projet auquel un groupe de riverains s’oppose depuis le début, pour plusieurs raisons.

"Premièrement, nous sommes inquiets pour l’impact paysager", explique Anne Robertz, l’une des porte-parole du groupe d’opposants, qui regroupe plusieurs familles du centre de Bouge. "L’antenne fera entre 42 et 47 mètres de hauteur, et sera située à un peu plus de 200 m du cœur de Bouge, qui est classé au patrimoine wallon. Ensuite, il y a l’aspect financier : la présence d’une antenne pourrait faire perdre de la valeur aux maisons les plus proches, qui se situent à une cinquantaine de mètres." Enfin, les riverains craignent l’impact des ondes sur leur santé et celles des enfants de l’école Sainte-Marguerite, située à environ 400 m du lieu d’implantation.

Le permis avait initialement été refusé

Si ces Bougeois sont critiques sur le fond du dossier, ils le sont aussi sur la forme, et plus précisément sur la manière dont la procédure de demande de permis a évolué.

En effet, initialement, à l’automne 2021, le permis d’urbanisme pour la construction de l’antenne avait été refusé. D’abord par le fonctionnaire wallon, puis par le ministre de l’aménagement du territoire, en recours. Les 200 courriers d’opposants envoyés à la Région avaient probablement pesé dans la balance. Mais voilà : la société de télécommunication a alors fait appel au médiateur de la région wallonne pour rediscuter du projet avec le ministre, et finalement le convaincre de son utilité, ainsi que de l’impossibilité de le mener à un autre endroit. "En juillet 2022, nous avons donc appris par voie d’affichage que le permis était finalement accordé", explique Anne Robertz. Si le processus est légal, certains riverains ont le sentiment d’avoir été écartés du débat en cours de route. Ils ont donc choisi de saisir le conseil d’Etat en recours, pour casser le permis.

Cette démarche n’étant pas suspensive, Orange pourrait cependant entamer la construction de l’antenne-relais dans les semaines à venir. L’objectif du projet est de remplacer une ancienne antenne, située plus au nord et aujourd’hui démantelée, et ainsi d’améliorer la couverture réseau autour de l’hôpital Saint-Luc. La plantation de haies et d’arbres est par ailleurs prévue autour du pylône pour en atténuer l’impact dans le paysage.

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