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Namur : plus de 1300 signatures pour sauver le bâtiment du C&A

La mobilisation pour sauver le bâtiment du C&A de Namur prend de l’ampleur.
07 juil. 2022 à 09:37 - mise à jour 07 juil. 2022 à 09:43Temps de lecture1 min
Par Gregory Fobe

La mobilisation pour sauver le complexe qui abrite le magasin C&A dans le centre-ville de Namur s’amplifie. Pour rappel, le bâtiment emblématique doit être détruit dans le cadre du projet du quartier Léopold qui prévoit un nouvel ensemble de commerces, de bureaux et de logements à proximité de la gare. Pablo Lhoas, le doyen de la faculté d’architecture de l’ULB a rapidement pris position contre cette démolition estimant que cet édifice construit il y a un peu plus de 50 ans par l’architecte anversois Léon Stynen avait une réelle valeur architecturale. Vers l'Avenir nous apprend que celui-ci a lancé une pétition sur la plateforme change.org pour qu’il soit classé et que le conseil communal de Namur refuse tout projet envisageant sa disparition. Le texte a déjà obtenu plus de 1300 signatures dont celles de nombreux architectes et professeurs de renom. Plusieurs arguments sont avancés dans le texte. L’auteur considère notamment que cet édifice est exemplaire en terme urbanistique et représentatif de l’architecture de la seconde moitié du XXe siècle. Pablo Lhoas rappelle par ailleurs " qu’il s’agit d’un bâtiment en bon état, qui ne montre pas de signes de dégradations et qui remplit sa fonction depuis sa construction. À notre époque, la démolition devrait être le dernier recours face à un état irrécupérable. Arrêtons les erreurs et soutenons une vraie politique de protection du patrimoine architectural du XXème siècle en Région wallonne ! ".

Maxime Prévot défend la démolition

Le bourgmestre de Namur ne se battra pas pour sauver le bâtiment du C&A.
Dans l’édition namuroise de l’Avenir de ce vendredi, Maxime Prévot réagit à la pétition et estime que le bâtiment ne mérite pas de classement. Pour lui, conserver le C&A " 
ne pourrait amener qu’à un résultat final bancal dont la cohérence architecturale d’ensemble serait illisible".
Il y voit plutôt un "nouveau motif trouvé par certains, depuis Bruxelles, pour contrarier une nouvelle fois le projet ".

 

 

 

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