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Namur : voici à quoi ressemblera le nouveau parc dans le centre-ville

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La ville de Namur a présenté ce mardi son projet d’aménagement pour la création d’un nouveau parc public sur le site dit "de l’Espena", où se trouvent toujours des bâtiments inoccupés de la Haute école Albert Jacquard. Le futur espace vert couvrira ainsi une superficie de 7000 mètres carrés en plein centre-ville, à quelques dizaines de mètres seulement du principal axe commerçant formé par les rues de Fer et de l’Ange.

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À l’entrée principale, côté rue des Dames Blanches où une esplanade invitera le public à rentrer à l’intérieur du site, un kiosque sera érigé afin de procurer de l’ombre et permettra aussi d’accueillir des performances artistiques. Une vaste zone arborée se trouvera également à cet endroit. Au centre du parc, différents cheminements piétons permettront d’accéder à une zone humide, un étang qui devra favoriser la biodiversité.

À l’autre extrémité du parc, le long de l’Institut Saint-Louis, une vaste plaine de jeux sera aménagée et l’accès sera élargi vers l’hôtel de ville, améliorant ainsi la jonction avec le Jardin du Maïeur. Sur ce nouvel espace dégagé, au pied de l’actuelle fresque des Wallons, des fontaines sèches permettront de se rafraîchir, à l’instar des jeux d’eau qui font déjà le bonheur des plus jeunes sur l’esplanade de la Confluence. L’ensemble du site sera accessible aux PMR, fera l’objet d’une surveillance par caméras et sera fermé durant la nuit.

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"Il y a un vrai besoin pour un nouveau parc à Namur, beaucoup de gens qui habitent dans le centre n’ont pas accès à un jardin ou même à un balcon" explique Charlotte Mouget, échevine de la transition écologique, "Le site a été abîmé par l’activité humaine à travers le temps, on va procéder à une renaturation de cet endroit, on va racler le bitume et assainir les sols. On verra apparaître de nouveaux habitats pour la petite faune avec des haies arbustives, des dunes avec un mélange spécial de terre et de sable pour accueillir certains types d’abeilles, ce ne sont là que quelques exemples."

Adapter la ville aux vagues de chaleur

Si le bourgmestre Maxime Prévot reconnaît que la réflexion a été menée en parallèle à celle sur l’avenir du Square Léopold (lire par ailleurs), les deux dossiers ne pouvant être complètement dissociés, il réfute l’idée selon laquelle ce nouveau parc ne serait qu’une compensation à l’abattage des arbres du square. "Ce n’est pas du tout du greenwashing !" lance-t-il en prenant pour preuve le budget de presque 7 millions d’euros alloué à ce projet, "Nous devons adapter notre ville au réchauffement du climat, Namur est d’ailleurs la ville de Wallonie qui va le plus déminéraliser dans les prochaines années. Le combat pour l’écologie ne peut pas rester un slogan, cela doit passer par des actes concrets comme celui-ci".

L’échevine Charlotte Mouget abonde dans ce sens : "Quel que soit le destin du Square Léopold, nous aurions de toute façon construit ce parc" assure-t-elle, "Dès le départ, nous avons mené une expertise sur la biodiversité des sites existants dans le centre-ville, y compris donc les arbres du Square Léopold, et nous nous sommes assurés que ce que nous allions proposer ici soit un cran bien au-dessus".

Ouverture prévue dans deux ans

Une demande de permis unique ayant déjà été introduite, l’enquête publique est ouverte jusqu’au 30 août. Les travaux de démolition des bâtiments et l’important travail de dépollution des sols devraient pouvoir débuter en 2023 pour une inauguration attendue en 2024. Par ailleurs, une procédure participative sera lancée afin de permettre aux citoyens namurois de choisir un nouveau nom pour le parc, pour l’instant toujours sobrement nommé "parc des dames blanches".

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