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Namur : voir la pollution due au trafic routier grâce à la réalité augmentée

29 juin 2022 à 13:07Temps de lecture1 min
Par Simon Bériaux, Nicolas Lejman

La réalité mixte – comme son nom l’indique – adjoint des éléments virtuels au monde réel. Un casque de ce type vient étoffer l’offre technologique du NID, cet espace d’exposition namurois qui fait la part belle aux nouvelles technologies. Contrairement aux casques qui vous plongent complètement dans le monde virtuel, vous continuez de voir le monde réel en même temps que des hologrammes… En l’occurrence, vous voyez s’afficher une carte de Namur avec le trafic routier et les émissions de particules fines à différents moments de la journée.

Voici ce que l’on observe à travers le casque de réalité mixte développé par Deloitte Digital.
Voici ce que l’on observe à travers le casque de réalité mixte développé par Deloitte Digital. Deloitte Digital

Imaginez : le centre-ville de Namur flotte sous vos yeux. Vous distinguez les axes routiers, les véhicules… Vous voyez aussi flotter de petits nuages de fumée. Ils représentent les particules fines. Le lien entre la pollution de l’air et l’usage de la voiture est on ne peut plus clair. Thomas Kubski, de Deloitte Digital, a conçu ce nouvel outil : un panneau de contrôle permet d’afficher ou de masquer le trafic et la pollution. On peut également choisir parmi 5 moments de la semaine pour lesquelles nous avons agrégé les données en provenance des capteurs de qualité de l’air de la Ville de Namur. Le concepteur pianote dans l’air. Il modifie en fait les options : de l’extérieur, cela donne l’impression que je tape dans l’air. Du mien, je vois des boutons sur lesquelles je peux cliquer.

Ce qui nous intéressait, poursuit le concepteur, c’était d’éveiller la conscience des citoyens sur le lien existant entre le trafic routier et la pollution. La pollution est invisible. Parfois, on la voit représentée sous forme d’un score, mais cela reste quelque chose de très abstrait. Notre souhait était de montrer ça de manière beaucoup plus immersive, c’est beaucoup plus impactant. On n’est pas seulement spectateur : on peut interagir avec la ville, la maquette, et – quelque part – nos habitudes aussi.

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