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Regions Liège

Négociations à Spa pour la gestion du centre pour réfugiés : fini le contrat avec le privé ?

09 févr. 2022 à 15:35Temps de lecture2 min
Par Mallaury Lehnertz (avec Bénédicte Alie)

Que se passe-t-il à Spa entre la Ville et le centre pour réfugiés de Sol Cress ? Selon des informations recueillies par la RTBF, la bourgmestre libérale de Spa négocie avec le secrétaire d'Etat à la migration. Il s'agirait de remettre la gestion du centre à l’agence officielle Fedasil, qui est pour l'instant confiée à la société privée Svasta. Avec la bourgmestre Sophie Delettre, ce n'est pas l'amour fou. Pour elle, il y a trop de réfugiés.

La difficulté, c’est qu’il y a toujours un nombre important de vigiles employés sur le site. Et cela a un coût très important.

Selon Hubert Demolin, du collectif Cirefasol, cette situation est regrettable. Les réfugiés ont surtout besoin de stabilité, indique-t-il : "Tout n’est pas parfait avec Svasta, mais l’infrastructure est vraiment très belle. Ce sont des conditions d’accueil assez exceptionnelles. Maintenant, au niveau de l’encadrement, pour le moment, la difficulté c’est qu’il y a toujours un nombre important de vigiles employés sur le site. Et cela a un coût très important. Cela se justifiait quand le centre s’est rempli très rapidement et où il y a eu de la violence. Il fallait à ce moment-là, la présence de vigiles".

Confiance brisée : exit le privé

La semaine dernière, la bourgmestre a vu le secrétaire d'Etat à la migration Sammy Mahdi. De quoi est-il question ? De faire gérer le centre en direct par l'agence officielle Fedasil. Exit le privé. Pourquoi ? Parce que côté ville, il semble qu'on aurait plus confiance. La gestion de Svasta a été critiquée. A l'ouverture, des résidents se sont battus au couteau. Un argument pour la Ville qui veut moins de réfugiés.

Maintenant qu’ont été écartés les événements violentsil vaudrait mieux un peu moins de vigiles et plus d’encadrement d’accueil et d’éducateurs.

Le Conseil d'Etat a donné raison à la ville de Spa contre Svasta et Fedasil. Mais personne n'a bougé. Il y a trop peu de places pour trop d'arrivées dans le pays. Et il se murmure à l'agence que Sol Cress a encore de la marge pour accueillir du monde. Pourtant, Fedasil a tout intérêt, pour des raisons d'image, à calmer le jeu à Spa.

Moins de vigiles au profit d'éducateurs ?

"Maintenant qu’ont été écartés les événements violents, poursuit Hubert Demolin, il vaudrait mieux un peu moins de vigiles et plus d’encadrement d’accueil et d’éducateurs. Il y a un effort peut-être encore trop lent pour le moment. Mais c’est compliqué pour une entreprise d’engager quand la situation est instable".

Personne ne commente la discussion en cours, ni la Ville, ni Fedasil, ni le secrétaire d'Etat. Et Svasta prétend ne pas être au courant. Le contrat de cette société avec l'Etat se termine en juillet.

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