Régions Brabant wallon

Nivelles : les nouveaux élèves de l’option "sciences spatiales" de l’IPET démarrent l’année avec enthousiasme

Les élèves sont sept en cinquième année, dont une majorité de filles

© S. Vandreck

C’est une nouvelle option dans laquelle le réseau d’enseignement provincial du Brabant wallon plaçait beaucoup d’espoirs : les sciences spatiales, une option de l’enseignement général axées sur les mathématiques et les sciences, avec des cours spécialisés en astronomie et en robotique. Pour cette rentrée, une petite quarantaine d’élèves s’y sont inscrits en troisième et cinquième années : dix-sept à Jodoigne et vingt à Nivelles. Ce jeudi matin, les élèves de l’IPET de Nivelles découvraient leurs toutes nouvelles matières et les projets prévus pour eux par leurs professeurs, dont la construction d’un robot. "Plein de choses ont l’air très chouette, c’est juste emballant", s’enthousiasme Maylis, élève de cinquième année. "J’ai un peu peur pour maths et sciences, car je suis un peu nulle en maths, mais la robotique me donne envie. J’ai vraiment envie de construire ce robot", confie pour sa part Victoria.

C’est une nouvelle porte très agréable qui s’ouvre à moi

Si les deux jeunes filles ont des ambitions dans le secteur spatial, l’une veut devenir pilote, l’autre ingénieure en aérospatial, certains élèves se sont inscrits dans cette option pour redonner du sens à leurs études. C’est le cas de Mathias, qui veut saisir l’opportunité qui lui est offerte ici de se raccrocher à l’école. "C’est une nouvelle porte très agréable qui s’ouvre à moi. C’est un sujet très intéressant, il y a beaucoup de choses à découvrir, à apprendre et à faire dans cette option", constate l’étudiant. "Ça me donne de l’espoir. J’ai envie de réussir", ajoute-t-il. Son professeur de robotique, Frédéric Lorie, se réjouit d’entendre un élève tenir ce type de discours : "A leur âge, on peut aimer les maths, les sciences sans trop bien voir à quoi cela sert. Et là, tout d’un coup, on voit quelque chose en math qui peut servir à calculer quelque chose au cours d’astronomie, par exemple. Une fois qu’ils accrochent, ils sont super motivés", confirme l’enseignant.

Des profs spécifiquement formés

Les enseignants de cette option sont eux aussi très enthousiastes. Professeurs de maths, de sciences ou d’informatique, ils se sont formés fin de l’année dernière et même pendant les vacances à l’astronomie et à la robotique, à l’Euro Space Center. "Comme je suis aussi professeur de géographie, j’avais une formation de base en astronomie, explique Anne-Françoise Paris, en charge du cours d’astronomie pour les troisièmes. Mais ici nous avons eu l’occasion de rencontrer des astronomes, des personnes très compétentes qui nous ont mis directement dans le bain". Cette enseignante et ses collègues débordent de projets pour l’année : de la construction de robots ou d’instruments d’observation, vision de films, visites… Sans parler de toute la matière qu’ils veulent partager avec leurs élèves. De quoi en impressionner plus d’un. "Je ne vais pas cacher que ça fait un peu peur, reconnaît Mathias, mais c’est motivant parce que tu as envie de découvrir et tu seras heureux de l’avoir fait quand tu y auras participé".

Lancement de la section "sciences spatiales"

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