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Régions Brabant wallon

Nivelles : un stage sur le vivre-ensemble et les stéréotypes de genre

A Nivelles, un stage autour du genre et du vivre-ensemble est organisé.
28 févr. 2022 à 17:461 min
Par Valentin Lecocq

En ce congé de carnaval, la bibliothèque publique de Nivelles organise une semaine de stage un peu particulière. La thématique ? Le vivre-ensemble et les stéréotypes de genre. S’inscrivant dans le cadre du festival des droits des femmes de la ville de Nivelles, ce stage permet à des enfants de 7 à 10 ans d’aborder, via de nombreuses activités, les problématiques liées au genre.

“On utilise des jeux, on fait des débats et des ateliers créatifs. On va aussi projeter des films autour du thème du genre, du féminisme et du vivre-ensemble", explique Caroline Thilman, bibliothécaire et organisatrice de l’événement.

"Nuancer" les stéréotypes

Sensibiliser à la thématique fille-garçon dès le plus jeune âge, c’est l’objectif de ce stage. Même si depuis quelques années, la situation s’améliore, les stéréotypes de genre restent très présents dans notre société. Cela peut être, par exemple, le choix des jouets, des couleurs, ou des activités.

Ces stéréotypes seraient emmagasinés dès le plus jeune âge. “Quand les enfants naissent, c’est un peu comme une page blanche. On ne va donc pas commencer à leur apprendre toutes les nuances. On va leur enseigner les bases, ce qui va créer des stéréotypes”, constate Laura Daniels, animatrice à la bibliothèque de Nivelles.

Selon elle, c’est quand les enfants ont une capacité de réflexion plus importante, c’est-à-dire vers 7-8 ans, qu’il est utile de les "nuancer". “Cela reste important d’avoir des stéréotypes pour appréhender le quotidien. L’idée, c’est juste de les dépasser, afin de ne pas mettre les gens dans des cases”, explique-t-elle.

Aller vers de nouveaux publics

Pour les organisatrices de l’événement, l’idée à plus long terme serait de toucher de nouveaux publics, moins enclins aux problématiques liées au genre. “Ce qui serait intéressant, c’est de s’exporter vers des milieux socioculturels qui ne se préoccupent pas de ces sujets. Dans le cadre d’un stage comme celui-ci, les parents qui choisissent d’inscrire leur enfant, l’ont souvent déjà sensibilisé à la thématique fille-garçon”, explique Laura Daniels.

Pour toucher davantage de monde, les organisatrices espèrent pouvoir renouveler l’expérience, notamment au sein d’associations ou d’écoles.

 

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