Nutrition

Notre alimentation n'est pas plus équilibrée qu'il y a trente ans

Notre alimentation n'est pas plus équilibrée qu'il y a trente ans.

© Images By Tang Ming Tung

22 sept. 2022 à 09:30Temps de lecture1 min
Par RTBF avec AFP

Du bio, du local, des campagnes de santé publique, la mise en place du Nutriscore... Il y a tout ce qu'il faut pour que notre assiette soit de bien meilleure qualité que celle que l'on se préparait il y a trente ans. Et pourtant, une vaste étude menée dans 185 pays démontre combien rien n'a changé en trois décennies.

185 pays passés au crible de 1990 à 2018

C'est la période de référence d'une gigantesque étude publiée dans la revue Nature Food, qui a consisté à éplucher les caractéristiques des régimes alimentaires de pas moins de 185 pays de 1990 à 2018. Pour déterminer si les habitudes à table des consommateurs étaient louables ou non, les chercheurs de la Tuft University à Boston ont établi une méthode de calcul consistant à noter la présence de légumineuses, de noix, de légumes mais aussi de sucres et de viandes transformées. Les mauvais élèves obtiennent un score de 0, quand le régime alimentaire est particulièrement pauvre en nutriments. L'échelle de notation grimpe jusqu'à 100.

En moyenne, la qualité de l'alimentation des pays a obtenu un score de 40,3. En 30 ans, la note n'a grimpé que de 1,5 point.

Les consommateurs ont bel et bien intégré davantage de légumineuses, de noix et de légumes dans leur assiette mais avec un apport trop important en viande rouge et en sel, notre alimentation d'aujourd'hui est loin d'être meilleure qu'hier.

C'est en Amérique latine que l'on se nourrit le moins bien

Bien sûr, il y a des disparités selon les zones géographiques. Parmi les pays les plus peuplés, il y a vraiment eu une amélioration en Iran, au Vietnam et en Chine. A l'inverse, la qualité nutritionnelle des repas s'est détériorée en Tanzanie, au Nigéria, au Japon et aux Philippines. Tout en bas du classement se trouvent les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique et l'Egypte. En fait, là où on mange le plus mal dans le monde, c'est en Amérique latine et dans les Caraïbes si l'on ne regarde que le score, estimé à 30,3.

Ce ne sont évidemment que des moyennes puisque l'étude note bien que les femmes sont plus susceptibles de manger équilibré que les hommes. Et l'on savait déjà que les facteurs socio-économiques tels que l'éducation influençaient le contenu des assiettes, avec un menu plus équilibré pour les foyers instruits.

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