Régions Brabant wallon

Nouveau calendrier scolaire : une rentrée "prise de tête" pour les familles qui ont des enfants scolarisés en Flandre et en Fédération Wallonie-Bruxelles

"L’essentiel est de passer du temps de qualité en famille", nous dit une psychologue

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La réforme des rythmes scolaires est d’application depuis cette rentrée en Fédération Wallonie-Bruxelles. Les congés de Toussaint et de carnaval seront donc rallongés d’une semaine. Ceux de Pâques, ou plutôt de printemps, seront décalés et commenceront le 1er mai.

Côté flamand par contre, rien ne change. Ce qui complique la vie des familles dont les enfants fréquentent des établissements de chaque côté de la frontière linguistique, et elles sont nombreuses en Brabant wallon.

Aline habite Wavre avec ses trois enfants. L’aînée rentre à l’université, la deuxième est dans l’enseignement secondaire francophone. Quant au petit dernier, il va entamer sa troisième maternelle… En Flandre. A l’entame de l’année scolaire, cette mère de famille se pose beaucoup de questions et surtout celle de ses propres congés : "Vu le peu de jours de congé que j’ai, le minimum légal, il y a des choix qui vont devoir être faits entre les enfants", déplore-t-elle.

Moins de temps pour se retrouver tous ensemble

Le problème se posera surtout aux vacances de printemps, désormais décalées entre les deux communautés.

Pour la famille recomposée d’Aline, c’était pourtant un moment privilégié pour se retrouver. "A cette période-là, je pars habituellement une semaine à la mer, juste avec les enfants. Comme mes deux aînées partent les deux mois d’été chez leur papa à l’étranger, c’était la seule semaine où il était possible de nous réunir", témoigne la maman. Le cas d’Aline est loin d’être isolé.

Et les différents parents que nous avons contactés à ce propos regrettent tous la disparition de ces moments privilégiés où la famille se retrouve au complet. "Ce sont des moments où il n’y a pas la pression du travail, de l’école, où il ne faut pas courir à droite et à gauche pour aller chez les copains ou aux activités extrascolaires. C’est aussi le moment où on peut être plus disponibles pour échanger avec nos enfants, les observer dans un autre contexte, voir les progrès qu’ils ont faits. Et puis, entre les frères et les sœurs, dans les fratries, ce sont des moments où on peut partager des choses ensemble", insiste Marie Stievenart, psychologue spécialisée dans les liens parents-enfants.
 

Il faut passer du temps de qualité en famille

Alors comment maintenir malgré tout ces moments, essentiels à l’équilibre familial ? La psychologue donne quelques conseils : "Quand c’est possible, il faut passer du temps de qualité en famille. Si pendant les vacances, ça devient compliqué, il faut être attentif à faire des activités ensemble certains week-ends, la famille au complet. Dire non, le temps d’un week-end, aux activités extrascolaires et à tout ce qui ne permet pas de passer du temps en famille, recommande-t-elle. Et si on peut passer des vacances ensemble, dégager du temps pour ça. Ça ne veut pas dire partir loin. C’est peut-être prendre quelques jours de congé pendant lesquels on ne met pas les enfants en stage et l’on reste à la maison ensemble. L’idée est d’être dans du temps de qualité, du partage de choses communes".

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